Direct – Guerre au Moyen-Orient : Trump ne négocie pas avec l’Iran, suspend les attaques énergétiques
Le détroit d’Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre, avec un effondrement de 95% du transit de marchandises, selon la société d’analyse Kpler. Au moins 40 infrastructures énergétiques ont été « gravement ou très gravement » endommagées en raison du conflit au Moyen-Orient, a déclaré Fatih Birol au National Press Club.
La tension monte autour du détroit d’Ormuz, essentiel pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Donald Trump a mis l’Iran sous pression, l’avertissant que si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’ici lundi soir, les États-Unis « anéantiraient » les centrales électriques iraniennes.
En retour, Téhéran a menacé de fermer complètement le détroit et de frapper « toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l’information et de dessalement d’eau appartenant aux États-Unis », comme l’a communiqué l’armée iranienne via l’agence Fars.
L’impact de cette crise énergétique a poussé le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, à s’exprimer depuis l’Australie. Il a déclaré : « À ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que lors des deux grandes crises pétrolières des années 1970. »
En réalité, le détroit d’Ormuz est pratiquement fermé depuis le début de la guerre, avec une chute de 95% du transit de marchandises, selon la société d’analyse Kpler. Historiquement, 20% de la production mondiale d’hydrocarbures passe par ce passage crucial.
Fatih Birol a alerté : « Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle persiste. Il est donc impératif de prendre des mesures à l’échelle mondiale », qualifiant la situation de « menace majeure » pour l’économie mondiale.
Pour faire face à la hausse des prix du pétrole, les États-Unis ont récemment autorisé la vente et la livraison de pétrole iranien à partir de navires pendant un mois. Toutefois, Téhéran a affirmé ne pas disposer de surplus de pétrole brut en mer.
Parallèlement aux tensions autour du détroit, l’Iran cible également des navires dans le Golfe, et de nombreux sites énergétiques dans les pays du Golfe subissent des attaques. D’après le directeur de l’AIE, au moins 40 infrastructures énergétiques ont été « gravement ou très gravement endommagées » dans neuf pays à cause des frappes américano-israéliennes lancées le 28 février contre l’Iran.
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