France

Municipales 2026 : Sophie Joissains réélue à Aix-en-Provence, dynastie familiale perdure

Sophie Joissains (UDI) a remporté l’élection municipale d’Aix-en-Provence ce dimanche avec 47,35 % des voix, devançant Marc Pena (PS) qui a obtenu 31,03 %. Cette victoire perpétue une dynastie familiale débutée en 1978 avec son père Alain Joissains, maire jusqu’en 1983.


C’était la première fois qu’elle participait au scrutin municipal. Sophie Joissains (UDI), la maire sortante d’Aix-en-Provence, a remporté l’élection ce dimanche avec 47,35 % des voix. Elle a devancé ses concurrents lors d’une quadrangulaire comprenant le député socialiste de la circonscription, Marc Pena (à la tête d’une coalition de gauche hors LFI, 31,03 %), Jean-Louis Geiger (Rassemblement national, 13,66 %) et le dissident de droite Philippe Klein (Horizons, 7,96 %).

La candidate de 50 ans était largement favorite après avoir obtenu 39,41 % des suffrages au premier tour. Elle avait même écarté la possibilité d’une fusion au second tour avec la liste de Philippe Klein, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats local et récemment dans l’opposition municipale. Une coalition temporaire « anti-Joissains » aurait pu créer la surprise, mais Marc Pena (PS) a refusé de s’allier avec ce candidat de droite pour éviter tout « tripatouillage politique ».

Avec cette victoire, Sophie Joissains continue une dynastie familiale débutée en 1978 par son père, Alain Joissains (UDF-radical valoisien), qui avait repris cette ville de 150 000 habitants à la gauche. Il avait dû quitter ses fonctions en 1983 après sa mise en cause dans le financement de la villa de son beau-père avec des fonds municipaux.

Sa compagne, Maryse Joissains, 83 ans, avait ensuite pris le relais en 2001 mais avait dû démissionner en 2021 pour des raisons de santé. Quelques mois plus tard, l’ex-maire avait été définitivement condamnée pour détournement de fonds publics, notamment pour la promotion d’un chauffeur proche d’elle. Sa fille, Sophie, avait été élue sans surprise en septembre 2021 par la majorité municipale de droite. L’opposition avait quitté la séance avant le vote, dénonçant une élection « illégitime » et une « mise en scène à la nord-coréenne ».