Eya Bellegha à La Presse : « Je ne mets pas une part de moi »
Eya Bellegha a été élue meilleure actrice dans un rôle secondaire lors de la cérémonie de remise des prix de la Radio nationale dédiée aux fictions de Ramadan. Elle a actuellement un film à l’affiche, « Where the wind comes from », qui est dans les salles depuis plusieurs semaines.

Sa prestation en tant que Yemna dans le feuilleton « Khottifa » a été chaudement accueillie tant par les critiques que par le public, illustrant une montée en puissance remarquable. Elle faisait partie du prestigieux casting des deux productions de Lassaâd Weslati, « Maestro » et « Harga », et a également joué un premier rôle au cinéma dans « Where the wind comes from » d’Amel Guellaty. Son regard et son intelligence laissent présager un parcours prometteur.
La Presse — Lors de la cérémonie de remise des prix de la Radio nationale dédiée aux fictions de Ramadan, Eya Bellegha a été désignée meilleure actrice dans un rôle secondaire.
Sa performance en tant que Yemna dans le feuilleton « Khottifa » a été largement reconnue par les critiques et le public, faisant d’elle une découverte pour de nombreux téléspectateurs. Nous l’avons rencontrée après la cérémonie et lui avons posé quelques questions.
En tant que championne de kick boxing, comment s’est effectuée votre transition vers le monde artistique ?
Ce n’est pas vraiment une transition. Ces deux passions ont évolué conjointement sans que l’une ne surpasse l’autre. Elles ont toujours été une source d’inspiration et de motivation pour moi.
Effectivement, le sport et l’entraînement étaient d’abord plus visibles aux yeux du public, avant que ma carrière d’actrice n’émerge.
Cependant, dès le départ, les deux carrières étaient présentes et faisaient déjà partie de mon identité.
Pouvons-nous dire que ces deux casquettes vous définissent encore aujourd’hui de manière égale ?
En réalité, j’ai plus de deux casquettes, même si, pour l’instant, seules celles-ci sont mises en avant.
Le personnage de Yemna est complexe et témoigne d’un réel travail de profondeur, notamment à travers les réactions et les expressions faciales. Tous les détails figuraient-ils dans le scénario ou avez-vous eu une marge de liberté dans votre interprétation ?
Je me base évidemment sur le scénario, qui fournit les fondations nécessaires au développement du personnage, pour le situer dans son environnement et imaginer son univers.
À partir de ses répliques et de ses réactions dans le texte, j’ai apporté ma touche personnelle en développant sa gestuelle et ses expressions. J’ai ajouté des nuances dans ses réponses, ses attitudes et son langage corporel. C’est ainsi que le personnage écrit a pris vie.
Vous avez actuellement un film à l’affiche, « Where the wind comes from ». Cela fait plusieurs semaines qu’il est dans les salles et vous interprétez un personnage différent, celui d’Elissa…
Je suis très heureuse d’avoir participé à ce film et de l’accueil qu’il a reçu. Il a remporté plusieurs prix et cela me comble de joie. Ce long-métrage représente une étape importante dans ma carrière au cinéma. Il continuera d’ailleurs à être projeté dans les salles même après Ramadan.
Elissa se distingue par sa grande spontanéité et sa fraîcheur juvénile. D’après vous, y a-t-il des traits communs avec ce personnage qui pourraient vous rapprocher d’elle ?
Oui, j’incorpore une part de moi dans chaque personnage que je joue, et je reçois en retour ce qu’ils m’offrent. C’est ma manière de m’approprier chaque rôle et d’y insuffler ma touche personnelle. Cela représente donc un rapport d’échange bilatéral, toujours sur un même plan, jamais en position hiérarchique.
Quels sont vos projets futurs ?
Un long-métrage est en préparation avec Youssef Chaïbi. Nous commencerons bientôt le tournage.
C’est aussi une étape significative pour moi et une expérience différente qui me ravit.
Pouvons-nous donc dire que 2026 est l’année d’Eya Bellegha ?
J’espère que oui. C’est vrai que 2026 débute très favorablement pour moi !

