France

Municipales 2026 : Hollande et Glucksmann critiquent Olivier Faure et alliances PS-LFI

La plupart des fusions d’entre-deux-tours entre les socialistes et La France insoumise n’ont pas eu l’effet escompté, à l’exception de Nantes où Johanna Rolland a été réélue. François Hollande a critiqué la stratégie d’Olivier Faure, soulignant qu’il n’avait pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l’autorité nécessaire.


A peine les élections municipales achevées, la compétition pour la présidentielle s’intensifie au sein du Parti socialiste (PS). Les tensions se font déjà sentir dans la course vers l’Élysée, le parti se déchire notamment autour de la stratégie d’Olivier Faure concernant La France insoumise (LFI).

Hormis l’exemple de Nantes, où Johanna Rolland a été réélue, la majorité des fusions entre le PS et LFI lors des élections municipales n’ont pas produit les résultats escomptés. Des villes comme Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand et Avignon ont vu les alliances avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon échouer. À Paris et Marseille, où de telles alliances n’ont pas eu lieu, la gauche en dehors des Insoumis remporte des bataille qui s’annonçaient plus disputées.

Dimanche soir, François Hollande a profité de l’occasion pour critiquer cette stratégie. L’ancien président a ainsi déploré « l’impasse » dans laquelle, selon lui, la « direction du PS » a conduit le parti, en privilégiant « l’union pour l’union » au second tour des municipales sans établir de « ligne » claire. Il a regretté que le premier secrétaire du PS « n’ait pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l’autorité nécessaire pour établir ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas », visant implicitement les alliances avec LFI. Il a également appelé à « ouvrir maintenant » un débat au sein du PS, affirmant que « le temps de la clarification est venu ».

Dans un communiqué, Raphaël Glucksmann, dirigeant de Place publique, a également exprimé son point de vue, qui rejoint celui de François Hollande. Il a déclaré qu’il était possible de gagner pour la gauche « dans la clarté ». Le probable candidat à la présidentielle a critiqué les « accords de circonstance, des ambiguïtés, des unions qui explosent au premier virage », en particulier entre le PS et LFI. Raphaël Glucksmann a ainsi plaidé pour « une gauche ferme face à la montée du racisme, de l’antisémitisme et de la brutalisation du débat public », appelant à construire « dès aujourd’hui une majorité française pour battre le RN et la droite ».