Ségolène Royal critique la diplomatie française concernant le gaz algérien.
La guerre israélo-américaine contre l’Iran a renforcé la position stratégique de l’Algérie sur le marché énergétique. L’Algérie fournit aujourd’hui un tiers de la consommation en gaz de l’Italie, un élément central dans les discussions bilatérales.
La crise énergétique mondiale soulève des tensions diplomatiques entre Paris et Alger. Face à l’augmentation des prix du gaz et du pétrole, l’ancienne ministre française Ségolène Royal a fortement critiqué la décision du président Emmanuel Macron de suspendre les relations diplomatiques avec l’Algérie.
Dans un message diffusé vendredi sur son compte X, la présidente de l’Association France–Algérie juge que « l’absurdité du conflit avec nos voisins producteurs de gaz, comme l’Algérie » a des répercussions significatives sur l’économie française, tandis que d’autres pays européens comme l’Italie continuent de se rapprocher de l’Algérie pour garantir leurs approvisionnements.
D’après Ségolène Royal, « le chaos mondial rappelle une nouvelle fois ce principe : s’entendre avec ses voisins est la base de la paix et du développement ».
Elle alerte sur les « insultes » répétées à l’égard de l’Algérie de la part de certains acteurs politiques en France, considérant que la suspension des relations diplomatiques par Emmanuel Macron s’est faite « sans raison valable ».

L’Algérie, un acteur clé dans un contexte énergétique mondial tendu
La guerre israélo-américaine contre l’Iran a consolidé la position stratégique de l’Algérie sur le marché énergétique. La fermeture du détroit d’Ormuz a perturbé les flux pétroliers et gaziers du Golfe, augmentant la dépendance de plusieurs pays européens à l’égard des exportations algériennes. L’Algérie fournit actuellement un tiers de la consommation de gaz de l’Italie, ce qui est un élément central dans les discussions bilatérales.
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Le mercredi 18 mars, le Premier ministre vietnamien, Pham Minh Chinh, a officiellement demandé la « solidarité » de l’Algérie pour faire face à une grave crise énergétique, illustrant l’importance croissante de ce pays sur la scène internationale. Parallèlement, l’Italie a entamé des négociations avec Alger pour sécuriser ses approvisionnements, tandis que la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, effectuera une visite officielle le 28 mars pour discuter de la question du gaz.
Une diplomatie énergétique au cœur des enjeux européens
Dans ce contexte, la France se retrouve isolée en raison de ses relations tendues avec l’Algérie. L’importance stratégique de ce pays nord-africain en matière énergétique ne cesse de croître, plaçant les décisions diplomatiques françaises sous une forte pression économique et politique.
- L’Algérie fournit un tiers du gaz italien et devient un partenaire incontournable pour l’Europe.
- La crise en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz accentuent la dépendance européenne au gaz algérien.
- Les tensions France–Algérie risquent d’impacter le coût de l’énergie pour les consommateurs français.
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Ségolène Royal insiste sur l’importance des relations de voisinage et sur la nécessité d’un dialogue pragmatique pour éviter des conséquences économiques et géopolitiques plus lourdes.
Enfin, la flambée des prix de l’énergie et les crises régionales placent l’Algérie au centre des stratégies européennes. Entre appels à la solidarité internationale et négociations bilatérales, la gestion diplomatique des relations avec Alger semble cruciale pour la sécurité énergétique du continent.

