Guerre au Moyen-Orient : Netanyahu promet de continuer à frapper l’Iran après une soirée très difficile pour Israël
Les Etats-Unis ont indiqué qu’ils « frapperont et anéantiront » les centrales électriques iraniennes « EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE ! » si le détroit stratégique d’Ormuz n’est pas réouvert. Au 23e jour de la guerre, déclenchée le 28 février, l’Iran a riposté en visant Dimona après une frappe « ennemie » contre un de ses complexes nucléaires à Natanz.
Sans la réouverture totale et inconditionnelle de ce détroit stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, les États-Unis « frapperont et anéantiront » les centrales électriques iraniennes, « EN COMMENCANT PAR LA PLUS GRANDE ! », a averti le président américain sur sa plateforme Truth Social samedi soir. L’Iran a rapidement répondu à cette menace, déclarant que si Washington passait à l’action, l’armée iranienne ciblerait alors les infrastructures « énergétiques, de technologie de l’information et de dessalement d’eau » dans la région.
Au 23e jour de la guerre, déclenchée le 28 février par l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, les attaques se poursuivent au Moyen-Orient. Dimanche matin, l’armée israélienne a annoncé mener des frappes « au cœur de Téhéran », sans fournir plus de détails. Dans la nuit, des explosions ont également été entendues à Jérusalem par des journalistes de l’AFP, après le déclenchement d’une alerte aux missiles iraniens, la première depuis les deux attaques iraniennes de la veille dans le sud d’Israël, qui avaient causé de lourds dégâts et fait plus d’une centaine de blessés.
Le début de la quatrième semaine de conflit au Moyen-Orient a marqué un changement dans les attaques portant sur les infrastructures nucléaires. En visant Dimona, à environ cinq kilomètres du centre de recherche nucléaire israélien, l’Iran a déclaré répondre à une frappe « ennemie » sur un de ses complexes nucléaires à Natanz, au sud de Téhéran.
Le blocage par Téhéran du détroit d’Ormuz, une voie commerciale cruciale, aggrave la flambée des prix du pétrole et du gaz, suscitant des inquiétudes pour l’économie mondiale. À proximité du détroit, un « projectile inconnu » a explosé dimanche près d’un vraquier naviguant dans le Golfe, au nord de la ville émiratie de Charjah, a indiqué l’agence maritime britannique UKMTO, précisant que l’équipage était sain et sauf. Une vingtaine de pays, dont les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France et le Japon, se sont dits « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit. La Commission européenne a également appelé les États membres à réduire leurs objectifs de remplissage de gaz pour l’hiver prochain, afin d’atténuer les pressions sur les prix.

