Belgique

Le centre antipoison de Belgique reçoit plus d’appels après l’IA.

En 2025, le centre a reçu 64.775 appels, dont 58.845 concernaient une possible exposition à un produit toxique, un record. Près de la moitié des appels après une possible exposition sont liés à des médicaments et des remèdes médicaux, le paracétamol étant le plus souvent concerné.


Les suggestions faites par les plateformes d’intelligence artificielle peuvent parfois être pertinentes, selon Patrick De Cock, porte-parole du centre antipoison. « Mais il arrive aussi que l’on soit redirigé pour des cas qui ne présentent aucun risque d’intoxication, par exemple l’ingestion accidentelle de deux aspirines au lieu d’une. Enfin, il arrive également que des personnes aient lu des informations sur l’intoxication sur les plateformes d’IA et souhaitent obtenir une confirmation de la part de nos experts. »

En 2025, le centre a reçu 64.775 appels, dont 58.845, soit environ 161 par jour, portaient sur une possible exposition à un produit toxique, un chiffre record. Les autres appels concernaient des demandes d’information. Cette augmentation est jugée positive pour le centre antipoisons. « De cette façon, la ligne d’urgence reste disponible pour les vrais cas d’urgence », explique M. De Cock.

Près de la moitié des appels liés à une possible exposition concernent des médicaments et des remèdes médicaux. Le paracétamol est le plus souvent cité, tandis que les remèdes contre le diabète enregistrent une hausse significative. Suivent les cas d’exposition aux produits chimiques, notamment l’eau de Javel, ainsi qu’aux aliments. « Il est préférable de ne prendre aucun supplément alimentaire sans l’avis d’un médecin ou pharmacien », ajoute le centre antipoison.

Le centre est joignable gratuitement au 070/245.245.