Belgique

Guerre au Moyen-Orient : Israël et les États-Unis attaquent Natanz

Le président américain a écrit vendredi soir sur son réseau Truth Social qu’il envisageait de réduire graduellement les efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien. L’armée israélienne a annoncé avoir lancé des frappes sur Beyrouth pour viser le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre.


« Nous sommes sur le point d’atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire graduellement nos importants efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien », a déclaré le président américain vendredi soir sur son réseau Truth Social. Toutefois, quelques heures plus tôt, il avait écarté tout cessez-le-feu à ce stade, tandis que plusieurs médias américains annoncent un déploiement prochain de forces militaires supplémentaires dans la région. Sur X, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a précisé que le président et le Pentagone ont « prédit qu’il faudrait entre quatre et six semaines pour achever la mission ».

Les attaques se poursuivent depuis l’aube de samedi matin, marquant l’entrée du conflit dans sa quatrième semaine. L’armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes contre des « cibles du régime » à Téhéran en réponse à plusieurs salves de missiles iraniens tirées vers Israël. Les forces armées israéliennes ont également indiqué avoir frappé Beyrouth, ciblant le mouvement pro-iranien Hezbollah, impliqué dans la guerre pour venger la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué dès le premier jour de l’offensive américano-israélienne le 28 février.

Dans le Golfe, l’Arabie saoudite a reporté avoir intercepté et détruit une trentaine de drones, selon son ministère de la Défense, tous dans l’est du pays. Le Koweït a également déclaré que son armée faisait face à une attaque de drones et de missiles. L’attention du monde demeure centrée sur l’augmentation du prix du baril de pétrole, dont la flambée constitue une menace pour l’économie mondiale.

Le président russe Vladimir Poutine a présenté ses meilleurs vœux aux dirigeants et à la population iranienne pour le nouvel an persan, Norouz, en réaffirmant le soutien de Moscou. Dans un communiqué, le Kremlin a rapporté que Poutine a souhaité au peuple iranien la force pour surmonter des épreuves difficiles, soulignant que, dans ces temps compliqués, Moscou reste un ami fidèle et un partenaire de confiance pour Téhéran.

Les États-Unis ont permis la vente et la livraison de pétrole iranien stocké sur des navires avant le 20 mars, afin de tenter d’endiguer la montée des prix de l’énergie causée par la guerre au Moyen-Orient. Cette mesure sera en vigueur jusqu’au 19 avril. Le porte-parole du ministère iranien du Pétrole, Saman Ghoddoosi, a cependant affirmé que l’Iran ne dispose plus de surplus de pétrole brut en mer.

L’armée israélienne a mené des frappes sur Beyrouth en visant le mouvement Hezbollah ce samedi matin, demandant aux habitants de la banlieue sud de la ville d’évacuer avant l’intensification des attaques. Les forces israéliennes ont déclaré frapper des cibles de l’organisation, tandis que des frappes ont été rapportées dans le sud du Liban, où au moins une personne a été tuée. Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 1.000 personnes ont été tuées au Liban et plus d’un million déplacées depuis le début du conflit.

Enfin, le commandement opérationnel de l’armée iranienne a averti qu’il riposterait contre les Émirats arabes unis si des attaques étaient lancées depuis leur territoire. Ce conflit, qualifié de « guerre du ramadan » par l’Iran, s’intensifie alors que le pays continue de subir des bombardements réguliers et que des milliers de fidèles se retrouvent pour la prière de l’Aïd el-Fitr, malgré le contexte de guerre.