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Qu’est-ce que l’immunité grégaire ?

L’immunité grégaire est un concept en épidemiologie expliquant pourquoi tout le monde ne meurt pas lors d’une épidémie. Au XIVe siècle, la peste noire a décimé 30 à 60 % de la population européenne en quelques années.


L’immunité grégaire est-elle une question de conformité collective ? Bien que le terme « grégaire » soit souvent lié aux moutons, il s’applique ici à l’épidémiologie.

Pourquoi tout le monde ne meurt-il pas ?

Imaginons un jeune enfant qui, avec innocence, pose la question suivante : « Mais, Maman, avant les médicaments, pourquoi tout le monde ne mourrait pas lors d’une épidémie ? » Le concept d’immunité grégaire répond à cette interrogation.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Un virus ou une bactérie ne parvient jamais à éliminer l’ensemble de la population. Si certains individus sont susceptibles de mourir, d’autres tombent malades mais se rétablissent. Enfin, certains bénéficient d’une immunité naturelle dès le départ. Lorsque ceux qui devaient mourir sont décédés et que ceux qui devaient guérir ont effectivement guéri – ce qui signifie que leur système immunitaire a développé une défense – la progression de la maladie diminue, voire s’arrête, car il n’y a plus d’hôtes disponibles.

Pourquoi cela ne justifie-t-il pas l’inaction ?

Il arrive que des partisans de pseudosciences évoquent l’inutilité de certains vaccins ou traitements, arguant que la « nature » régulera la situation d’elle-même. Toutefois, cela a déjà été observé lors de la peste noire au XIVe siècle, laquelle a décimé entre 30 et 60 % de la population européenne en quelques années avant de se dissiper progressivement. Actuellement, il semble plus judicieux de tenter de limiter les conséquences par le biais de la vaccination.