« Lakcha Mel Sme » de Sami Messaoud : Une comédie à ne pas manquer.
Le film « Lakcha Mel Sme » du réalisateur Sami Messaoud a été projeté en avant-première lundi dernier au Colisée, qui fête ses 90 ans. Ce film, qui croise les mondes humain et extraterrestre, met en scène des acteurs connus tels que Seif Omrane, Rym Riahi et Bassem Hamraoui, et prône le rapprochement entre des entités différentes tout en visant à déstresser le public et le faire rire.
Le film n’a pour seul objectif que de détendre le public et de le divertir.
Un objectif atteint, comme en témoignent les rires francs des nombreux spectateurs lors de cette avant-première.
Ce pari est gagné grâce à la performance plutôt convaincante des acteurs.
La Presse —Le Groupement Gobantini a établi ces dernières années le film de l’Aïd, suivant ainsi la tradition d’autres pays tels que l’Égypte, les États-Unis, la France et d’autres. Ce sont des films familiaux, c’est-à-dire dépourvus de scènes de violence et d’intrigues compliquées, des films réconfortants à visionner en famille.
Ces films, qui offrent une parenthèse dans la frénésie quotidienne, rencontrent un certain succès auprès du grand public. «Lakcha Mel Sme» (Un morceau du ciel) du réalisateur Sami Messaoud, projeté en avant-première lundi dernier au Colisée, une salle qui célèbre à cette occasion ses 90 ans, est une comédie fantastique avec des acteurs connus pour leurs rôles dans des séries et feuilletons télévisés, tels que Bassem Hamraoui, Seif Omrane, Rym Riahi, Chedly Arfaoui, Salma Mahjoubi, Amine Abedine, Nassim Ziadia, Chawki Bouglia… qui étaient présents avec l’équipe technique lors de la présentation du film.
Comme l’indique clairement son titre, en raison d’une panne, une soucoupe volante chute du ciel dans un parc situé près de Tunis. Un extraterrestre (Seif Omrane), un mélange entre E.T. et Alien, atterrit brutalement sur Barhoum (Bassem Hamraoui), qui, à bord d’un vieil engin emprunté à sa tante, tente d’échapper à la police.

Dans un premier temps effrayé par cet être étrange, Barhoum finit par l’adopter et lui donne le nom de Jimmy, avec qui il s’habitue progressivement. Jimmy a la capacité de se transformer en humain dès qu’il embrasse quelqu’un. Barhoum exploitera cette capacité pour subtiliser de l’argent et acheter une bague de fiançailles pour sa bien-aimée (Salma Mahjoubi), qui est promise à un pilote (Nassim Ziadia) et qu’il aime depuis son enfance. Pendant ce temps, Jimmy souhaite réparer sa soucoupe pour pouvoir rentrer chez lui.
Au fil du temps, l’extraterrestre s’acclimate à la vie sur Terre et adopte les comportements humains : manger, aimer, mentir, etc., sous la tutelle de Barhoum. Le film met en scène la rencontre de deux mondes distincts et opposés. Leur association provoque d’abord surprise, puis rire dans certaines situations contradictoires, parfois absurdes.
L’intrigue repose sur des quiproquos, des personnages excentriques, un rythme dynamique et une conclusion heureuse où tout finit par s’arranger. Jimmy découvre les émotions et tombe amoureux de la première femme qu’il rencontre, Wahida (Rym Riahi), la tante de Barhoum, qui ignore sa nature extraterrestre.
«Lakcha Mel Sme» défend le rapprochement entre des entités différentes, à savoir les humains et les humanoïdes, remet en question les croyances irrationnelles et prône l’acceptation de l’autre malgré ses différences physiques ou convictions. Le film n’a pour seule ambition que de détendre le public et de le faire rire.
Cet objectif est atteint, à en juger par les éclats de rire des nombreux spectateurs lors de cette avant-première. Le défi est relevé grâce à des acteurs dont la performance est relativement convaincante, notamment Seif Omrane avec son visage impassible et ses gestes mécaniques, Rym Riahi, qui a su passer aisément du drame à la comédie, Chedly Arfaoui, qui incarne le père de Barhoum avec une touche loufoque, sans oublier Bassem Hamraoui qui, avec son caractère constant, dirige son rôle avec finesse.
