Suisse : Alain Soral condamné à 5 mois ferme pour antisémitisme et homophobie
Alain Soral a été condamné, jeudi 19 mars, à cinq mois de prison ferme par la justice suisse pour des propos antisémites et homophobes. Il a également écopé d’une peine privative de liberté ferme de 5 mois, ainsi que d’une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 170 francs suisses par jour.
Et une nouvelle affaire pour Alain Soral. L’essayiste d’extrême droite a été condamné, jeudi 19 mars, à cinq mois d’emprisonnement par la justice suisse pour des propos antisémites et homophobes, a fait savoir vendredi le parquet du canton de Vaud. « Au terme de l’instruction pour des propos tenus sur les réseaux sociaux entre 2023 et 2025 par Alain Soral, une ordonnance pénale a été rendue à son encontre, le condamnant à des peines fermes, principalement pour discrimination et incitation à la haine, ainsi qu’injure », a précisé le ministère public vaudois.
Résidant à Lausanne, le polémiste franco-suisse a également reçu « une peine privative de liberté de 5 mois, ainsi qu’une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 170 francs suisses par jour », selon le bureau du procureur général Eric Kaltenrieder. L’enquête avait été ouverte en mars 2024 suite à un signalement de la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad), ciblant notamment des contenus publiés sur son site « Egalité et Réconciliation » et ses comptes X et Telegram.
Les faits concernent des propos visant des individus de confession juive, mais également des injures à l’encontre d’une journaliste suisse et des commentaires homophobes visant l’ancien Premier ministre français Gabriel Attal. Multicondamné en France, Alain Soral s’était établi en Suisse en 2019 pour échapper à la prison. Il ne s’est pas présenté à une audition prévue jeudi, après avoir annoncé quelques jours plus tôt être « devenu réfugié politique en Russie » depuis le 26 février.
Le même jour, il a été condamné à Paris à deux ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs » dans le cadre du procès de Mahdieh Esfandiari. Il a été reconnu coupable d’avoir soutenu le collectif de « l’Axe de la résistance », accusé d’apologie du terrorisme pour avoir notamment célébré l’attaque du Hamas en octobre 2023 en Israël. Parallèlement, le parquet vaudois a annoncé l’ouverture d’une nouvelle instruction pour des propos visant « la communauté juive » tenus fin 2025 et début 2026, précisant que « le prévenu sera à nouveau convoqué en vue de son audition ».

