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Prix du gaz : hausse de la facture prévue, pas « gigantesque »

Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), a déclaré que la hausse du prix du gaz à partir de mai ne sera « pas gigantesque ». Elle a également affirmé que cette augmentation du prix du gaz n’aura pas d’effet sur le prix de l’électricité, car « en ce moment, on a beaucoup d’électricité nucléaire ».


Comme de nombreux Français, vous vous préoccupez des prix du gaz à l’avenir ? Avec le conflit au Moyen-Orient, Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), cherche à apaiser les inquiétudes concernant une éventuelle hausse trop importante des factures et explique pourquoi cette augmentation, bien que inévitable, demeure « raisonnable ».

La flambée des prix du gaz européen due à la guerre au Moyen-Orient va entraîner une hausse, « pas gigantesque », des factures des Français à partir du mois de mai, a reconnu Emmanuelle Wargon ce vendredi. Pour les ménages dont le contrat est lié aux cours mondiaux du gaz, les tarifs évoluent avec un décalage d’environ deux mois : ainsi, les prix de mars se répercuteront en mai, a précisé Emmanuelle Wargon sur RMC. Elle a souligné que la hausse ne sera « pas gigantesque », car « mai, ce n’est pas la saison du chauffage », rappelant que « quand on se chauffe au gaz, les deux tiers de la facture, c’est le chauffage lui-même ». Concernant une possible augmentation d’environ 15 %, la présidente de la CRE a indiqué que cela serait « dans cette zone-là », en notant que cette hausse concernerait un volume de consommation relativement faible.

En revanche, « si les prix du gaz restent élevés lorsque le temps devient froid et si cela s’accumule sur toute l’année », l’impact sera plus significatif, a-t-elle ajouté. Emmanuelle Wargon a également assuré que la hausse du prix du gaz n’affectera pas le prix de l’électricité, comme cela avait été le cas en 2022 après le début de la guerre en Ukraine. « Nous dépendons du gaz pour l’électricité seulement si nous n’en produisons pas assez », a-t-elle expliqué. « En ce moment, nous avons beaucoup d’électricité nucléaire, les centrales nucléaires d’EDF tournent à plein, et nous disposons aussi de nombreuses sources d’électricité renouvelable, ce qui nous suffit », a-t-elle conclu.