Belgique

Prix de l’énergie : le gouvernement ne examinera pas vendredi l’activation du cliquet inversé

Depuis le déclenchement de la guerre en Iran fin février, les prix de l’énergie n’ont cessé d’augmenter, le diesel ayant franchi la barre symbolique des 2 euros le litre à la pompe. Le ministre des Finances Jan Jambon (N-VA) a assuré que le gouvernement surveillait les prix de près et agirait en cas de crise persistante.


Depuis le début de la guerre en Iran à la fin de février, les prix de l’énergie ont régulièrement augmenté. Le prix du diesel a notamment dépassé la barre symbolique de 2 euros le litre à la pompe. Dans ce contexte, les demandes pour atténuer les impacts sur les consommateurs et les entreprises se multiplient.

Le Mouvement Réformateur (MR) a déjà exprimé son soutien à l’activation du cliquet inversé, un dispositif permettant de réduire temporairement les accises sur les carburants en cas de forte hausse des prix. De leur côté, les Engagés ont proposé des mesures de plafonnement. Lors du débat budgétaire, le ministre des Finances, Jan Jambon (N-VA), a affirmé que le gouvernement surveillait attentivement les prix et qu’il agirait si la crise persistait, tout en appelant à la prudence.

Et pour l’électricité ?

En plus du cliquet inversé, le ministre Clarinval a annoncé qu’un avant-projet de loi sera soumis prochainement par le ministre de l’Énergie, Mathieu Bihet (MR), permettant, en cas de crise des prix de l’électricité déclarée par le Conseil de l’UE, d’instaurer des prix maximums pour l’électricité afin de protéger les petites et moyennes entreprises (PME).

Par ailleurs, la ministre Simonet, responsable des Classes moyennes, des Indépendants et des PME, examine actuellement comment renforcer le Code de conduite instauré après la crise énergétique de 2022, « afin de garantir des règles claires, équitables et effectivement appliquées », a précisé David Clarinval. Dans l’opposition, Patrick Prévot (PS), interrogé par le ministre, a exprimé son scepticisme face à la réponse, reprochant au gouvernement son inaction.