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Municipales 2026 : Vassal sans débat à Marseille, Bregeon dénonce un « grand dérèglement politique »

Emmanuel Macron a démenti être intervenu dans le retrait de Sarah Knafo lors de son arrivée à Bruxelles ce jeudi, affirmant que « ces propos n’ont aucun sens ». Emmanuel Grégoire a accusé Rachida Dati de l’avoir traité « de connard » à l’issue du débat sur BFMTV.

« Je n’interviens pas du tout », assure Emmanuel Macron

Les déclarations d’Emmanuel Grégoire continuent de susciter des réactions, et il semble que cela occupera la journée. À son arrivée à Bruxelles ce jeudi, Emmanuel Macron a nié avoir influencé le retrait de Sarah Knafo. « Ces propos n’ont aucun sens, ils déshonorent un peu la personne qui les dit de cette manière, à l’emporte-pièce (…) ce n’est pas sérieux », a déclaré le président de la République à son arrivée à un sommet européen. « Non, je ne connais pas madame Knafo à titre personnel et je n’interviens pas du tout dans ces municipales », a-t-il ajouté.

Emmanuel Grégoire accuse Rachida Dati de l’avoir traité « de connard »

Invité sur France Info ce matin, Emmanuel Grégoire a non seulement critiqué le président Emmanuel Macron, mais il a également accusé Rachida Dati de l’avoir traité « de connard » à l’issue du débat sur BFMTV.

Au tour d’Emmanuel Macron de répondre…

Accusé d’avoir « intervenu personnellement » pour demander le retrait de Sarah Knafo, Emmanuel Macron a réagi à Emmanuel Grégoire. Selon le président de la République, ces allégations « déshonorent » Emmanuel Grégoire. Le successeur d’Anne Hidalgo a été en tête au premier tour.

Pas de débat non plus pour Serge Blanco à Biarritz

L’ancien international de rugby Serge Blanco ne sera pas présent au débat. Contrairement à Martine Vassal, il justifie cette décision par « l’agressivité » de la campagne à Biarritz, selon Sud-Ouest.

Avec 26,7% des voix, Serge Blanco a obtenu une légère avance dimanche, mais a rencontré des difficultés lors de certains échanges avant le premier tour, toujours d’après Sud-Ouest. Au second tour, il fera face à la maire sortante LR Maider Arosteguy (26,6%) et Ana Ezcurra, candidate de gauche (17,8%). Les deux autres listes qualifiées ont fusionné avec celles de Blanco et d’Ezcurra, isolant ainsi la maire sortante.

A Marseille, Franck Allisio décide de qui débat

France 2 a déclaré avoir « tout fait » pour organiser un débat à trois à Marseille. Selon un porte-parole de la chaîne publique, le candidat RN Franck Allisio aurait tout simplement refusé un débat à trois, arguant que Martine Vassal n’avait « strictement aucune chance » d’être élue face à lui et Benoît Payan. Il a ainsi obtenu gain de cause. « Le service public cède aux sirènes du RN », critique Martine Vassal.

La candidate de la droite bénéficiera « d’un temps de parole équitable » à un autre moment, respectant ainsi les règles, a promis la chaîne. « Nous lui avons formulé des propositions » dans ce sens.

A Aix-en-Provence, la « dynastie Joissains » pourrait prolonger

Après le père Alain Joissains, puis la mère, Maryse Joissains, c’est maintenant la fille, Sophie Joissains, qui défend son bilan. Maire d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) depuis 2021 suite à la démission de sa mère, Sophie Joissains est arrivée en tête dimanche avec 39% des voix. Cependant, la candidate UDI devra faire face à une quadrangulaire.

Dimanche, elle croiserale fer avec le député socialiste Marc Pena, qui avait obtenu 20 %, Jean-Louis Geiger, candidat du RN (16%) et l’avocat Philippe Klein (Horizons), qui avait frôlé les 12%. La « dynastie Joissains », comme l’appelle Libé, pourra-t-elle continuer à régner ?

Christian Estrosi se voit « arriver en tête » à Nice

Largement distancé par Eric Ciotti au premier tour, Christian Estrosi conserve néanmoins espoir de victoire dimanche. Le maire sortant de Nice a été invité ce matin sur France Inter. « Je ne laisserai pas ma ville être mise sous cloche. Il n’y a que 15 000 voix à rattraper et d’ici dimanche, nous rattraperons ces 15 000 voix et nous arriverons en tête contre l’ultra-droite et le Rassemblement national », assure Estrosi.

« Je n’obéis à personne »… Sarah Knafo répond à Emmanuel Grégoire

La réponse de Sarah Knafo a été immédiate. Après les déclarations d’Emmanuel Grégoire, qui accuse Emmanuel Macron d’être « intervenu » pour demander son retrait, la candidate d’extrême droite a rétorqué. « Monsieur Grégoire, vous sortez d’un débat où vous vous êtes montré calamiteux. Alors vous paniquez et sombrez dans le complotisme », a lancé la candidate de Reconquête.

« Je n’obéis à personne. Ma liberté et mon sens du devoir vous sont insupportables : c’est que j’en ai fait bon usage. Je vous souhaite une excellente défaite », a ajouté Sarah Knafo. Le reste de son message était encore plus acerbe. Ambiance.

Martine Vassal ne participera pas au débat sur France 2

La candidate de la droite marseillaise Martine Vassal a annoncé qu’elle ne participerait pas au débat sur France 2 ce soir. Son équipe explique que c’est le candidat du RN Franck Allisio qui aurait refusé de débattre en sa présence. « On vous explique que ce serait une question d’organisation. La vérité est plus simple : on choisit à votre place », a critiqué la candidate.

On assiste à « un grand dérèglement », selon Maud Bregeon

La ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement a évoqué ce matin un « grand dérèglement ». Elle ne parlait pas du climat, mais de la situation politique qui prévaut depuis le premier tour. « On assiste à un grand dérèglement politique. On nage dans la confusion la plus totale… Tout cela n’a aucun sens », a indiqué Maud Bregeon.

Grégoire avait déjà évoqué Macron lors du débat

Lors du débat d’entre deux-tours mercredi soir, Emmanuel Grégoire avait déjà insinué que le président de la République avait pu intervenir auprès de Reconquête pour solliciter le retrait de Sarah Knafo. « L’extrême droite a choisi de se sacrifier à Paris à son profit au plan national (…) pour que vous puissiez lui rendre la même chose bientôt », avait-il déclaré en référence à la présidentielle de 2027, face à Rachida Dati. C’était formulé de manière moins explicite.

Sophia Chikirou table sur la taxe foncière pour financer son programme

Alors que Rachida Dati promet de réduire la taxe foncière, la candidate LFI Sophia Chikirou a annoncé son intention d’augmenter cette taxe de 2,5 points pour financer son programme. Sur RTL, elle a précisé que, pour un appartement de 130 m² dans le XIe arrondissement de Paris, cela représenterait 10 euros supplémentaires par mois pour un propriétaire. Arrivée troisième dimanche soir, elle reproche à la majorité sortante d’avoir « gentrifié Paris » et promet la création de 80 000 logements publics.

Sandrine Rousseau aussi s’en prend à Macron

Ce n’est pas uniquement Emmanuel Grégoire qui critique Emmanuel Macron. Interrogée sur TF1, la députée écologiste Sandrine Rousseau a ouvertement contesté la déclaration du président de la République, qui a affirmé que les extrêmes « demeurent dangereux pour la République ». « L’extrême droite est un camp politique qui met en danger une partie de la population. L’extrême gauche, à l’inverse, cherche à améliorer la qualité de vie des plus précaires. Ce n’est pas la même chose », a plaidé l’écologiste.

Derrière cette comparaison, « c’est toujours la même ligne du chef de l’État qui ne veut pas que le pays penche à gauche, qui ne veut pas que les grandes villes soient dirigées par la gauche », a-t-elle constaté, déplorant que la gauche « donne de l’urticaire » à Emmanuel Macron.

Sarah Knafo s’était retirée « pour Paris »

Son retrait a surpris de nombreuses personnes. Mardi, la candidate d’extrême droite Sarah Knafo avait confirmé sa décision de se retirer « pour battre la gauche ». « Je maintiens ma position, je respecte ma parole, la parole que j’ai donnée à mes électeurs et à mes soutiens: je me retire pour maximiser nos chances de battre la gauche », avait-elle déclaré. La candidate de Reconquête, compagne d’Éric Zemmour, a précisé qu’elle ne se désistait « pas pour la personne de Rachida Dati », mais « pour Paris ».

Le président serait intervenu « personnellement »

Interrogé sur le retrait de la candidate d’extrême droite, Emmanuel Grégoire a ciblé le président de la République. « Emmanuel Macron est personnellement intervenu (…) à divers niveaux pour contribuer au retrait de Sarah Knafo, en passant par des intermédiaires, auprès de personnes ayant historiquement soutenu Reconquête ! », a accusé l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo. Le candidat de l’union de la gauche a évoqué une « faute morale immense ».

Grégoire accuse Macron d’être « intervenu » pour sortir Knafo

Invité sur France Info, Emmanuel Grégoire a lancé une accusation forte ce jeudi matin. Le jour suivant un débat mouvementé, le candidat de l’union de la gauche a accusé Emmanuel Macron d’être « intervenu » pour « favoriser le retrait de Sarah Knafo.

A Marseille, les South Winners veulent faire barrage au RN

Les South Winners, le principal groupe de supporters de l’OM, ont publié une tribune appelant à faire barrage au RN à Marseille. « L’extrême droite est aux portes du pouvoir dans notre ville. Honte à nous », écrivent les ultras dans leur communiqué. « Nous ne pouvons accepter une politique de tri sélectif dans notre ville. Nos anciens se sont toujours mobilisés, nous devons continuer », ajoutent-ils.

Ce message suscite des divisions, certains accusant les ultras de s’immiscer en politique, tandis que d’autres saluent cette prise de position face au score de Franck Allisio.

Rachida Dati promet de baisser la taxe foncière

Rachida Dati tente de rattraper son retard sur le candidat de gauche Emmanuel Grégoire. Dans ce contexte, elle a promis une baisse de la taxe foncière globale « de 600 millions d’euros » durant son mandat. La candidate de la droite accuse Anne Hidalgo et son ancien premier adjoint Emmanuel Grégoire d’avoir fait augmenter la taxe foncière, qualifiant cela de « racket ».

Pour financer cette réduction, Rachida Dati promet de réduire les budgets alloués au logement social et au fonctionnement de la mairie.

A Perpignan, l’opposant à Louis Aliot dépose un recours

Le candidat LFI à la mairie de Perpignan, Mickaël Idrac, qui a été battu par le maire sortant Louis Aliot, a déposé un recours auprès du tribunal administratif de Montpellier. « Nous déplorons de graves irrégularités lors de ce premier tour qui nous ont privés de centaines de voix pouvant empêcher Louis Aliot d’être réélu sans second tour », a fait savoir le candidat LFI.

Les bulletins de vote de sa liste LFI-Les Écologistes étaient imprimés en recto verso, affichant d’un côté sa photo et les logos des partis, et de l’autre la liste de tous les candidats.

Impliqué dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, Louis Aliot a toutefois été réélu avec 50,6 % des suffrages. Il pourrait quitter son poste en cas de condamnation à une inéligibilité.

Une quinquangulaire pour empocher Plaisir

Une quinquangulaire. Une quoi ? Un match à cinq quoi. Dimanche, les habitants de Plaisir (les Plaisirois) auront le choix entre cinq listes au second tour des élections municipales. Aucun accord n’a pu être trouvé, donc tout le monde repart… Pour le plaisir (c’est une blague facile).

D’après Le Parisien, cette situation éclatée pourrait bénéficier à Joséphine Kollmannsberger (Les Républicains). La maire sortante était arrivée avec une légère avance. Elle devra affronter la candidate centriste Sandrine Carneiro, la liste de gauche de Gilles Bombard, le RN Jean-Louis Mettelet et une autre liste divers gauche d’Annie-Joëlle Priou-Hasni. Nous avons un petit faible pour le nom de la liste de cette dernière : « Plaisir en commun ».