Belgique

Patrick Bruel visé par huit témoignages, enquête pour tentative de viol.

Mediapart a publié le mercredi 18 mars 2026 une enquête sur les récits de huit femmes accusant Patrick Bruel de violences sexuelles commises entre 1992 et 2019, dont une était mineure au moment des faits. Patrick Bruel, par la voix de son avocat, conteste toute violence, toute contrainte et tout viol, affirmant qu’il n’a jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel.


Nos confrères de Mediapart ont publié ce mercredi 18 mars 2026 une enquête reposant sur les témoignages de huit femmes accusant Patrick Bruel de violences sexuelles survenues entre 1992 et 2019. Parmi elles, une était mineure au moment des faits qu’elle dénonce. Deux femmes ont déposé plainte : l’une le 12 mars 2026 pour tentative de viol et agression sexuelle, et l’autre en septembre 2024 pour viol. Toujours selon Mediapart, cette dernière plainte a conduit à une enquête préliminaire qui est toujours en cours.

Les témoignages évoquent des faits survenus dans divers contextes (festivals, loges, hôtels, massages, tournages), décrivant des gestes imposés, des avances forcées ou des situations de contrainte. Plusieurs plaignantes déclarent avoir été jeunes, débutantes ou en position de faiblesse face à une personnalité influente et reconnue.

Patrick Bruel conteste fermement toute violence, contrainte ou viol. Par l’intermédiaire de son avocat, il assure n’avoir jamais forcé qui que ce soit ni dépassé un refus, tout en reconnaugant le ressenti des femmes.

« Jamais il n’a cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel. »

L’enquête rappelle également qu’en 2019, cinq masseuses l’avaient déjà accusé de violences sexuelles. Cette procédure avait été classée sans suite en 2020, faute d’éléments suffisants pour établir une infraction pénale. Cette fois-ci, Mediapart a réuni de nouveaux témoignages sur près de trente ans, relançant ainsi publiquement les accusations à l’encontre du chanteur, qui demeure présumé innocent.

Contacté par la RTBF, son avocat, Christophe Ingrain, a affirmé que « cet article fabrique un personnage et un système qui n’ont jamais existé. Sur une large partie des faits dont il serait question, la justice s’est déjà prononcée. On essaye, en utilisant des allégations de faits datant d’il y a parfois trente ans, de refaire un débat judiciaire tranché depuis des années. Patrick Bruel est profondément attristé par les souffrances que l’on perçoit à la lecture des témoignages des femmes relatés dans cet article mais jamais il n’a cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel. Il affirme n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel. À nouveau, la justice le tranchera si elle en est saisie. »