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Iran : Exécution controversée d’un Suédois prévue ce mercredi

Un Irano-Suédois, Kourosh Keyvani, a été exécuté mercredi en Iran, une décision condamnée par la Suède et par la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, qui a qualifié cet acte de « brutal de violence insensée ». Kourosh Keyvani, accusé d’espionnage pour le compte d’Israël, avait été arrêté en juin 2025 pendant la guerre de 12 jours qui a opposé l’Iran à Israël.


Un Irano-Suédois a été exécuté mercredi en Iran, une décision fortement condamnée par la Suède ainsi que par la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne. Kaja Kallas a qualifié cette exécution d’« acte brutal de violence insensée », ajoutant que « la situation épouvantable des droits de l’homme en Iran et l’augmentation alarmante du nombre d’exécutions sont intolérables et révèlent le vrai visage du régime ».

Kourosh Keyvani était accusé d’espionnage pour le compte d’Israël. Il avait été arrêté en juin 2025, au cours d’un conflit de 12 jours entre l’Iran et Israël. D’après le site Mizan Online, il était reproché d’avoir fourni des images et des informations sur des sites sensibles en Iran à des agents du Mossad. Ce site, citant des responsables judiciaires iraniens, a rapporté que Keyvani aurait été recruté par les services secrets israéliens en 2023, ayant suivi une formation dans plusieurs pays européens ainsi qu’à Tel-Aviv avant de retourner en Iran juste avant le début de la guerre de 12 jours.

À l’annonce de l’exécution imminente, la ministre des Affaires étrangères suédoise a tenté de solliciter un entretien avec son homologue iranien pour demander la suspension de l’exécution. Cependant, elle a déploré qu’il ne soit pas disponible pour discuter. La Suède avait également fait plusieurs demandes d’accès consulaire, mais l’Iran ne reconnaissant pas Kourosh Keyvani comme un ressortissant suédois, cet accès n’a pas été accordé, compliquant ainsi la possibilité d’obtenir des informations. Kourosh Keyvani avait acquis la nationalité suédoise en 2019. En ce qui concerne les raisons de son voyage en Iran, la ministre n’a pas souhaité donner de précisions. Par ailleurs, un autre Irano-Suédois, Ahmadreza Djalali, est emprisonné en Iran depuis près de 10 ans, ayant été condamné en 2017 pour intelligence avec le Mossad.

Cette exécution est la première annoncée par l’Iran depuis le début de la guerre initiée par Israël et les États-Unis le 28 février. Toutefois, selon l’organisation Iran Human Rights, deux autres personnes ont été pendues pour « espionnage » en 2026. En 2025, au moins 13 exécutions similaires avaient été documentées par cette ONG. Suite à la guerre de 12 jours, un nombre significatif d’individus avaient été arrêtés pour des accusations d’espionnage en faveur d’Israël, et ces derniers jours, l’Iran a de nouveau appréhendé des centaines de personnes suspectées de collaboration avec Israël et les États-Unis, selon des médias locaux. Dimanche, le chef de la police a évoqué l’arrestation de 500 personnes soupçonnées d’espionnage et d’avoir « transmis des informations à l’ennemi et aux médias anti-iraniens ».