Municipales en France : main tendue, fusion, retrait et Benito au premier tour
Jordan Bardella, chef du Rassemblement national, a tendu la main aux listes de droite pour le second tour, mais pas une main de droite ne l’a saisie. Rachida Dati a éconduit Sarah Knafo, qui avait proposé un accord de « femme à femme », et a fusionné sa liste avec celle de Pierre-Yves Bournazel, lequel se retire de la course.
Main tendue : personne à droite ne prend la main du RN, ni celle de Sarah Knafo
À 20 heures dimanche, Jordan Bardella apparaît à l’écran. Pour le second tour, le dirigeant du Rassemblement national tend la main aux listes de droite… sincères. Toutefois, aucune main provenante de la droite ne se présente pour saisir celle du RN.
Concernant cette main tendue, à Paris, la candidate d’extrême droite de Reconquête, Sarah Knafo, qui s’est qualifiée in extremis pour le second tour, propose un accord de « femme à femme » à Rachida Dati. Vous visualisez la scène ? Dati et Knafo main dans la main, se baladant dans les rues de Paris. Cependant, Dati rejette Knafo et détourne le regard. Elle fusionne sa liste avec celle du centriste Pierre-Yves Bournazel, qui se retire de la compétition, signifiant par là : « Comme je n’ai pas eu le choix, continuez sans moi« . Sa porte-parole et ancienne ministre, Marlène Schiappa, ne tarde pas à rejoindre Dati rapidement.
Fusion : pas d’alliance nationale mais des fusions techniques entre insoumis, socialistes et écologistes
Le terme fusion est sans conteste le plus en vogue actuellement. Il n’a rien à voir avec des concepts physiques ou métallurgiques, bien que… À gauche, la fusion frôle parfois la contorsion. « Pas d’alliance nationale avec La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon« , a juré Olivier Faure, le chef des socialistes. Néanmoins, localement, les exceptions sont nombreuses, avec des « fusions techniques » ou des alliances, ce qui ne signifie pas un engagement à long terme : la politique n’est pas un conte de fées. Des alliances entre socialistes, écologistes et insoumis sont observées à Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand, Brest, Nantes, Avignon, entre autres. Vu de la droite, ces coalitions sont perçues comme des arrangements douteux.
Retrait : barrage contre l’extrême droite à Marseille, contre la gauche à Paris
Benito : la polémique de l’éditorialiste politique de France Télévisions sur Eric Ciotti
Enfin, un élément inattendu a surgi : un prénom, Benito. L’éditorialiste politique de France Télévisions, Nathalie Saint-Cricq, a vu passer dimanche soir une photo du très droitier Eric Ciotti et, pensant que son micro était coupé, a commenté en disant « alias Benito« , en référence au fasciste italien Benito Mussolini. Son micro était en fait allumé. Malgré ses excuses, la journaliste a été suspendue une semaine. Elle ne pourra donc pas participer au second tour. Un mot s’impose alors : ballot.

