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CAN 2025 : Sénégal-Maroc et d’autres matchs aux enjeux cruciaux

Le jury d’appel de la Confédération Africaine de Football a décidé, mardi soir, de retirer le titre remporté par le Sénégal pour le donner au Maroc, finaliste. La France, qui réclamait des dommages et intérêts après l’assassinat de Patrick Battiston, est déclarée championne du monde, tandis que Harald Schumacher est condamné à trente ans de prison.


Il a fallu deux mois, soit cinquante-sept jours après la finale de la Coupe d’Afrique des nations, pour que le jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) prenne la décision, mardi soir, de retirer le titre remporté par le Sénégal et de le donner au Maroc, le finaliste malheureux. Ce dernier se souvient du penalty manqué par Brahim Diaz à la fin du temps additionnel, suite à de longues interruptions dues aux protestations de joueurs sénégalais qui avaient rejoint les vestiaires.

Le jury d’appel de la CAF explique sa décision par l’application des articles 82 et 84 du règlement de la CAN, stipulant que si une équipe « refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match », elle sera considérée perdante et éliminée de la compétition en cours. Ainsi, si une décision d’arbitre peut être réinterprétée des mois plus tard, pourquoi ne pas reconsidérer les matchs les plus controversés de l’histoire, même deux siècles après ?

– **Angleterre-Allemagne de l’Ouest, finale du Mondial 1966.** Grâce à la goal line technology, le « but de Wembley » marqué par Geoffrey Hurst est finalement refusé soixante ans plus tard. Les Anglais n’ont donc toujours pas de titre international, le football est sauvé.

– **France-Allemagne, demi-finale de la Coupe du monde 1982.** Harald Schumacher est condamné à trente ans de prison pour l’assassinat de Patrick Battiston. La France, qui demandait des dommages et intérêts, est sacré championne du monde. Le cercueil de Bernard Lacombe est extrait de terre pour l’occasion.

– **Argentine-Angleterre, quart de finale de la Coupe du monde 1986.** La mano de Dios est sanctionnée par la VAR quarante ans plus tard, l’Argentine perd son titre mondial. Toutes les décorations murales à Naples doivent être mises à jour. Scott McTominay devient l’idole d’un peuple, une transition difficile, surtout pour ceux qui passent du maté au whisky.

– **Benfica-OM, demi-finale de la Coupe des clubs champions en 1990.** Comme pour Maradona, la main de Vata est condamnée par l’UEFA. L’OM réclame une deuxième étoile sur son maillot, lançant une ligne de vêtements « A jamais les doubles premiers », portée par Sébastien Delogu, Bengouz et Pablo Longoria, qui a flairé une occasion de se remettre en avant. Pourtant, ce n’était qu’une demi-finale.

– **Italie-Corée du Sud, huitième de finale de la Coupe du monde 2002.** Les pots-de-vin versés par la Corée du Sud aux arbitres du Mondial 2002 doivent être remboursés à l’Italie pour reconstruire une équipe en vue des barrages du Mondial 2026. Malgré tout l’argent, les coéquipiers de Francesco Totti, revenu de sa retraite, sont éliminés par l’Irlande du Nord.

– **PSV-OL, quart de finale de Ligue des champions 2005.** Oui, il y avait bien penalty sur Nilmar. Mais l’Olympique Lyonnais échoue devant la commission d’appel de la FIFA, se voyant même infliger une interdiction de recrutement au Brésil pour 50 ans.

– **Chelsea-Barcelone, demi-finale de Ligue des champions en 2009.** « It’s a fucking disgrace », avait dit Didier Drogba après des décisions litigieuses de l’arbitre norvégien Tom Ovrebo. Dix-sept ans plus tard, l’honneur de l’Ivoirien est sauf, Chelsea est déclaré vainqueur de cette demi-finale. Michael Ballack repart en Norvège pour dire à l’arbitre « cheh ».

– **France-Irlande, barrage qualificatif pour la Coupe du monde 2010.** La pétition des Irlandais et les protestations de nombreux Français sont jugées recevables, et le match doit être rejoué aujourd’hui. Sans conséquence toutefois, la France avec son équipe E écrabouille les Irlandais 7-0, avec un quintuplé de Mateta.

– **Atlético-Real Madrid, finale de la Ligue des champions 2016.** Sergio Ramos est finalement sanctionné pour sa poussette sur le corner amenant l’égalisation dans le temps additionnel, ce qui impacte le palmarès de Zinédine Zidane. Philippe Diallo préfère finalement nommer René Girard comme nouveau sélectionneur des Bleus.

– **France-Portugal, finale de l’Euro 2016.** Article 3, paragraphe 12, alinéa 4 du règlement de l’UEFA : Si un pays hôte touche le poteau en fin de match d’une finale, un but doit automatiquement lui être accordé. La France décroche ainsi son troisième titre européen. Bravo messieurs.

– **Barcelone-PSG, huitième de finale de la Ligue des champions 2017.** Une remontada, quelle remontada ? Les pots-de-vin du Barça à Deniz Aytekin sont révélés par Marca, le PSG est déclaré vainqueur, le Real Madrid crie au complot arbitral « depuis la nuit des temps ». Un peu de mesure, s’il vous plaît.

– **PSG-Manchester United : huitième de finale de la Ligue des champions 2019.** La main de Kimpembe, entraînant le penalty victorieux de Rashford, est revue mais non corrigée par l’UEFA, qui pense qu’il fallait punir coûte que coûte la défaite face à cette équipe B de Manchester United.

– **France-Afrique du Sud, quart de finale de la Coupe du monde de rugby en 2023.** Suite au retour de Bernard Laporte aux affaires, World Rugby prend subitement la défense des Bleus, affirmant que le XV de France a été lésé lors de ce quart de finale. Pour compenser cette élimination, la France est déclarée « vainqueur moral de la compétition ». C’est comme une victoire dans le VI Nations, mais sans Grand Chelem. Bref, on connaît.