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Chelsea – PSG : Réussite retrouvée, Safonov intraitable… Paris a-t-il retrouvé son aura ?

Le PSG a remporté son 8e de finale retour de Ligue des champions contre Chelsea avec un score de 3-0. Lors de la rencontre, le gardien Matvey Safonov a réalisé plusieurs arrêts décisifs face à des tirs de Cole Palmer, João Pedro et Liam Delap.

De notre envoyé spécial à Stamford Bridge,

Lors de son déplacement à Chelsea, le PSG a opté pour son maillot rouge afin d’évoquer le souvenir heureux de sa qualification contre les Blues en 2015. Cependant, un enseignement majeur se dégage de leur large victoire en 8e de finale retour de la Ligue des champions (3-0) : l’équipe est devenue si solide qu’elle n’a plus besoin de superstitions pour aborder sereinement les grandes compétitions à élimination directe. Elle ne panique plus, se contente de garder son sang-froid pour éviter toute surprise. « Il y aura des moments difficiles à gérer pendant le match », avait averti Luis Enrique la veille. L’Espagnol avait raison. Mais à leur arrivée, le Paris Saint-Germain menait déjà 2-0, et Matvey Safonov a maîtrisé la situation avec autorité.

Luis Enrique a apprécié l’attitude de ses joueurs

Le déroulement du match et les statistiques ne correspondent pas vraiment au score final. Une victoire 3-0 avec 18 tir concédés, dont la moitié étaient cadrés, révèle davantage les lacunes de la défense retrouvée du PSG que le changement de dynamique qui les entoure, celui d’une réussite redécouverte. Luis Enrique ne s’y est pas trompé en conférence de presse après le match. « Pour moi, ce n’est pas important de ne pas encaisser de but, parce que Chelsea a eu de nombreuses occasions. Mais il est essentiel de montrer notre mentalité, notre style de jeu. »

Il a fallu deux matches au Paris Saint-Germain pour retrouver cette efficacité écrasante liée à la confiance. La facilité avec laquelle ont été inscrits les buts de Bradley Barcola et Senny Mayulu s’inscrit dans la continuité de la fin du match aller. Cela rappelle la campagne victorieuse de 2025, le tir de Fabian Ruiz contre Arsenal, la finale contre l’Inter Milan. Ce n’est pas la même équipe, ni le même niveau dans le jeu, mais l’énergie demeure identique. Totalement dominé, Liam Rosenior n’a pu que s’incliner. « Ils ont été cliniques lors des deux rencontres, le football repose sur l’élan et la confiance, si vous commettez une erreur, vous leur offrez cette marge de confiance, nous devons apprendre à être aussi précis à ce niveau. »

L’important, c’est la confiance

Le 8e de finale, qui devait inévitablement sanctionner une saison marquée par l’absence de préparation estivale par une élimination précoce en C1, s’est transformé en un match de confiance pour les champions d’Europe. « Le match que nous avons réalisé ici montre quelque chose de très fort », a déclaré Marquinhos dans la nuit londonienne. J’ai déjà joué beaucoup ici, je sais combien il est difficile de gagner des rencontres à Stamford Bridge et d’obtenir un tel résultat. Il faut continuer dans cette direction, avec cette confiance que nous avons retrouvée durant ces deux matches. »

Une confiance qui demeure, certes facilitée par le début désastreux des hôtes, mais qui revient en grande partie aux Parisiens. En prenant rapidement l’avantage, ils ont allevé un poids de leurs épaules. Chaque contrôle, chaque passe, chaque interception, chaque décision était empreinte de légèreté face à un enjeu devenu secondaire. Avec un score de 7-2 sur les deux matches (puis 8-2, résultat final), le PSG jouait presque un match amical. Il était plus simple pour Warren Zaïre-Emery de travailler ses sorties de balle dans les petits espaces, pour Pacho de s’autoriser un dribble risqué plein axe, et pour Matvey Safonov de se illustrer.

Avec un Safonov inspiré, tout est possible

Bien que Khvicha Kvaratskhelia ait été désigné homme du match, le gardien russe a marqué les esprits par plusieurs arrêts de grande qualité, frustrant tour à tour Cole Palmer, João Pedro et Liam Delap. « C’est très important d’avoir un gardien capable de surmonter la pression, un gardien qui inspire confiance. Encore une fois, Safonov a prouvé qu’il est un très grand gardien. Toutes les équipes qui vont loin ont toujours eu des gardiens qui les ont sauvées quand elles en avaient besoin. »

Pourtant, il est difficile de considérer le PSG comme le grand favori de la Ligue des champions tant qu’une équipe aussi redoutable que le Bayern Munich est encore dans la course. Un constat que Liam Rosenior n’hésite pas à affirmer. « Ils ont la qualité, comme nous l’avons vu durant toute la saison. C’est une équipe formidable, et ils ont de grandes chances de remporter la compétition. » La dernière fois qu’un entraîneur d’un club anglais battu par le PSG en 8e de finale de C1 avait formulé une telle prévision – Arne Slot en 2025 – elle s’était réalisée. Mais chut, pas de superstitions.