Etats-Unis : La justice relance les émissions de Voice of America
Un juge fédéral américain a ordonné la reprise des émissions de Voice of America (VOA) ainsi que la réintégration de plus de 1.000 salariés licenciés en juin dernier. Le juge Royce Lamberth a exigé que 1.042 employés soient réintégrés d’ici le 23 mars.
Aux États-Unis, la purge des médias publics initiée par Donald Trump fait l’objet d’une contestation judiciaire. Un juge fédéral a ordonné, ce mardi, la reprise des émissions de Voice of America (VOA) et la réintégration de plus de 1.000 salariés licenciés en juin dernier, dans une décision qui réactive ce dossier délicat concernant le média public international.
Le juge Royce Lamberth a exigé la réintégration de 1.042 employés, en congé administratif rémunéré depuis un an, d’ici le 23 mars. Il a également demandé à l’Agence américaine pour les médias mondiaux (USAGM), dont dépend la VOA, de présenter un plan pour la reprise des diffusions à l’international.
Cette décision est intervenue dix jours après une première ordonnance du même juge, qui avait déclaré illégale la nomination de la personne responsable de superviser ces licenciements, désignée par le président Donald Trump. Cette invalidation a en conséquence remis en question l’ensemble des renvois.
Kari Lake, ancienne présentatrice de télévision nommée à la tête de l’USAGM, avait annoncé des réductions significatives de budget et d’effectifs touchant principalement la VOA, mais aussi Radio Free Europe et Radio Free Asia.
Trois employés de la VOA à l’origine de la plainte ont salué la décision du juge. « Nous sommes impatients de commencer à réparer les dommages que Kari Lake a causés à notre agence et à nos collègues, de revenir à notre mission confiée par le Congrès et de regagner la confiance de l’audience mondiale que nous n’avons pas pu servir au cours de l’année écoulée », ont-ils déclaré.
Créée pendant la Seconde Guerre mondiale, Voice of America avait pour mission de diffuser la « voix de l’Amérique » à l’étranger, notamment dans des pays autoritaires, aux côtés de Radio Free Europe et Radio Free Asia. Le gouvernement américain a fait savoir qu’il comptait faire appel de la décision de justice relative à la nomination jugée illégale.

