Dossier de violences policières : la procureure estime que la juge ne doit pas être récusée.
La procureure du roi a estimé mardi que la magistrate « n’avait fait que son travail » en demandant d’identifier la zone de police dans un dossier de violences policières du 24 janvier 2021. La 17e chambre d’appel se prononcera le 24 mars sur la requête en récusation déposée par la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles.
Alors que la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles sollicite la récusation d’une magistrate de la chambre du conseil de Bruxelles, la procureure du roi a affirmé mardi que cette dernière « n’avait fait que son travail » en s’efforçant d’identifier la zone de police dans une affaire de violences policières datant du 24 janvier 2021.
Sous « X »
Aucun élément ne permet d’établir une partialité dans son action, a soutenu le parquet devant la 17e chambre d’appel de Bruxelles, qui est chargée de trancher le litige technique soulevé par la défense de la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles. Puisque la zone de police était identifiable parmi les inculpés, il est approprié qu’elle soit mentionnée dans le réquisitoire à son nom plutôt que sous le pseudonyme « X« , a déclaré la procureure mardi.
Il était également logique de la part de la magistrate de ne pas vouloir faire abstraction d’un débat pénal, étant donné que les parties étaient connues, a-t-elle ajouté. Toutefois, pour la défense de la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles, représentée par Me Laurent Kennes, la magistrate a « préjugé » en requérant la présence de la zone de police dans un réquisitoire dans lequel elle n’était pas mentionnée.
Demander à remplacer un « X » par une identification revient à préjuger, soutient l’avocat depuis le dépôt de la demande de récusation.
Selon deux avocates des parties civiles, Me Loïca Lambert et Joke Callewaert, la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles adopte une stratégie « pour retarder ou pour éviter un débat sur sa responsabilité dans un dossier avec des faits graves« . La 17e chambre d’appel rendra sa décision sur la requête en récusation le 24 mars.

