Prix du carburant : les transporteurs ne cachent pas leur déception après la réunion.
Jean-Marc Rivera, délégué général de l’Organisation des transporteurs routiers européens (Otre), a déclaré : « Nous étions venus avec des demandes concrètes, des attentes fortes et nous repartons avec rien. » La FNTR, qui réunit 5.000 entreprises du transport routier de marchandises, demande à l’État la publication d’un indice de référence du carburant tous les quinze jours.
« Nous étions venus avec des demandes concrètes, des attentes fortes et nous repartons avec rien. » À l’instar de Jean-Marc Rivera, délégué général de l’Organisation des transporteurs routiers européens (Otre), les transporteurs routiers sont sortis très déçus, mardi, d’une réunion avec le gouvernement.
Ils réclamaient des aides pour faire face à la hausse des prix des carburants en raison de la guerre au Moyen-Orient. « On ne nous a rien proposés », révèle Florence Berthelot, déléguée générale de la FNTR. Cette fédération réunit 5.000 entreprises du transport routier de marchandises, dont 80 % affichent moins de 10 salariés. « C’est une grosse déception. »
« Depuis que la guerre a éclaté, nous répétons chaque jour aux cellules de crise de Bercy et au ministère des Transports, notre tutelle, qu’il faut nous aider à passer le cap des conséquences de cette guerre. Tout ce que nous obtenons comme réponse est ‘on va regarder’ », s’agace-t-elle, tandis que, selon elle, les « routiers espagnols sont en train d’obtenir des aides directes ». Des aides « que les routiers français avaient obtenues lors du début de la guerre en Ukraine ». « Ils auront un avantage compétitif supplémentaire sur nous. »
Le secteur du transport « a mis sur la table un certain nombre de propositions sur la question des encours, des impayés, ou des reports de charges sociales, et nous nous engageons à étudier toutes les solutions qu’ils proposent aujourd’hui », déclare le ministre des Transports Philippe Tabarot. « Nous ne sommes pas dans la situation de 2022 […] la situation n’a rien à voir », estime de son côté Maud Brégeon, en charge de l’énergie à Bercy. « Nous avons des stocks, nous avons diversifié nos approvisionnements, nous avons un parc nucléaire qui tourne à plein et qui protège les factures d’électricité des Français. »
Parmi ses doléances, la FNTR demande notamment à l’État la publication d’un indice de référence du carburant tous les quinze jours au lieu de tous les mois. Ceci afin d’adapter plus rapidement l’évolution des prix des carburants dans leurs propres factures.

