France

Sarkozy lors du procès du financement libyen : « Je n’ai pas commis de corruption »

Mardi, au deuxième jour de son procès en appel lié aux soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a déclaré être « innocent » et n’avoir « pas commis d’acte de corruption, ni de près ni de loin ». Son procès en appel, qui se déroule avec neuf autres prévenus, doit se poursuivre jusqu’au 3 juin, pour un délibéré attendu à l’automne.


Mardi, lors du deuxième jour de son procès en appel concernant les allégations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a fermement réfuté les accusations qui pèsent contre lui. « Je suis ici en tant que prévenu, pas en tant que spécialiste des questions institutionnelles », a-t-il affirmé à la barre, réitérant qu’il est « innocent » et qu’il n’a « pas commis d’acte de corruption, ni de près ni de loin ».

Condamné en première instance à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, l’ancien président de la République (2007-2012) a déjà purgé vingt jours en détention à la prison de la Santé, devenant ainsi le premier ancien chef de l’État emprisonné dans ce cadre. Son procès en appel, qui se déroule avec neuf autres prévenus, devrait se poursuivre jusqu’au 3 juin, avec un délibéré attendu à l’automne.

La compétence de la justice contestée

Avant le début des débats au fond, la cour a examiné des questions de procédure soulevées par la défense. Les avocats de Nicolas Sarkozy remettent en question la compétence de la justice de droit commun, arguant que leur client devrait être jugé par la Cour de justice de la République, puisque certains faits auraient été commis alors qu’il était ministre de l’Intérieur. Ils se réfèrent également aux dispositions constitutionnelles concernant l’irresponsabilité pénale du président pour les actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions.

Interrogé sur la réforme du statut pénal du chef de l’État adoptée en 2007, Nicolas Sarkozy a déclaré ne pas se souvenir d’avoir exprimé « un quelconque avis public » sur ce texte, le qualifiant de « consensuel, voté à la fois par la droite et par la gauche ». Il continue de contester toute entente avec le régime de Mouammar Kadhafi, qui est accusé d’avoir financé sa campagne en échange de contreparties, selon l’accusation et le jugement de première instance.