Les danseurs de Théodora, la Boss Lady, ne sont pas juste derrière l’artiste.
Début mars, à quelques jours du lancement de la tournée de notre Boss Lady nationale, douze danseurs répètent les tableaux qui rythmeront le spectacle. La première date de la tournée s’est tenue hier soir à Bordeaux, et 4 concerts sont prévus à Paris les 29, 30, 31 mars et 1er avril.
« C’est moi, Boss Lady, j’ai tout payé, no crédit ». Dans une salle de répétition, le sol grince légèrement sous les baskets, tandis que les enceintes diffusent les morceaux de Théodora. Début mars, à quelques jours du début de la tournée de notre Boss Lady nationale, douze danseurs répètent les tableaux qui rythmeront le spectacle. Après trois semaines de répétitions, les corps exécutent déjà les mouvements par cœur.
Certains d’entre eux travaillent aux côtés de l’artiste depuis plus d’un an. Ils ont assisté à ses premières performances, puis ont été témoins de l’explosion de sa popularité. Aujourd’hui, ils se préparent à défendre un nouveau spectacle conçu par le chorégraphe Silver Vice. Entre préparation physique, création chorégraphique et adrénaline de la scène, 20 Minutes était présente dans les coulisses du dernier jour de préparation.
### Des semaines de répétitions pour construire le show
Avant l’apparition des projecteurs et les acclamations du public, il y a les heures passées dans les studios de répétition. De nombreuses heures consacrées à apprendre, corriger et recommencer… Les danseurs s’entraînent presque tous les jours pour préparer la tournée. « Globalement, on fait des journées de 8 heures d’entraînement », indique le danseur Lambo. « Ensuite, tu rentres, tu récupères, et le lendemain, ça recommence », ajoute-t-il avec le sourire. « En fait, on change de vêtements et on revient dans le studio. »
Pour les concerts de Théodora, la danse occupe une place importante. Les tableaux sont nombreux et très chorégraphiés, ce qui exige des danseurs une maîtrise parfaite des déplacements et des transitions. « Il faut apprendre les tableaux, puis se les approprier et connecter les déplacements », résume Axel Prepont, capitaine de danse. Mais le travail ne s’arrête pas une fois les chorégraphies mémorisées. Chaque mouvement doit être affiné, ajusté, répété jusqu’à devenir instinctif. « Il y a les répétitions, mais aussi l’entraînement, la récupération et la visualisation », ajoute le danseur, qui se considère comme un sportif de haut niveau, faisant de son corps un véritable spectacle.
### Imaginer quinze chorégraphies pour un seul show
Pour cette tournée, les chorégraphies ont été créées par Silver Vice, chorégraphe ayant déjà collaboré avec Gims et Tayc, assisté par Dan Mpambu. Lorsqu’il a été contacté pour rejoindre le projet, il a immédiatement accepté. « Quand on m’a appelé, je n’ai pas hésité. C’était évident pour moi », raconte-t-il. « Théodora a une identité très forte. Je savais qu’il y avait quelque chose à faire sur scène. »
Sa mission consistait à concevoir quinze tableaux chorégraphiques en quelques semaines. « J’étais en vacances, mais pendant deux semaines, j’étais en studio tous les jours à Abidjan. J’écoutais les morceaux en boucle, je m’imprégnais des paroles et de l’univers. Et les idées me venaient. » Le résultat, promet-il, devrait marquer les esprits. « Si je devais résumer le spectacle en trois mots, je dirais : évolution, révolution et méchant. Les gens vont se prendre une claque. »
Avec une scénographie impressionnante, des plumes et une batte de baseball, ainsi qu’une chorégraphie percutante, l’expérience du concert de la jeune chanteuse restera gravée dans la mémoire de ceux qui auront la chance d’y assister. « Les gens ne voudront plus jamais louper un concert de Théodora. »
### Une troupe qui a grandi avec l’artiste
Huit danseurs permanents l’accompagnent : Axel Prepont, Lambo, M.O.G, Chloé Jean-Baptiste, Ines María, Dan Mpambu, Nassib Mbae et Elya Lufwa. Pour quatre d’entre eux, l’aventure avec Théodora a commencé lors de ses premières apparitions médiatiques, se remémore Ines María : « À la base, on avait été appelés pour une prestation dans l’émission Quotidien », raconte-t-elle. « C’était fin 2024, et c’était censé être ponctuel. » Mais très vite, l’aventure s’est prolongée, l’équipe s’est agrandie, et ils ont vu sa carrière prendre une autre dimension : « On est trop fier d’assister à cela », explique Ines María. « Parce que plus elle grandit, plus on a l’impression de grandir avec elle. »
Cette proximité se ressent également dans l’intégration des danseurs au projet. « C’est le travail où l’on se sent vraiment considéré en tant qu’artiste », rapporte la danseuse Elya Lufwa. Cette relation particulière se manifeste aussi sur scène. « Les gens viennent voir Théodora, évidemment », poursuit-elle. « Mais ils voient aussi la relation qu’on a avec elle, et ça crée quelque chose de très fort. »
Pour Axel, la relation avec la chanteuse est précieuse : « On n’est pas juste les danseurs derrière. Elle nous met vraiment au premier plan avec elle », explique-t-il. « À la fin de chaque concert, elle cite nos prénoms sur scène. Aux Victoires de la musique, on ne s’y attendait même pas. On est montés sur scène avec elle, et ça nous a vraiment marqués. »
La première date de la tournée a eu lieu hier soir à Bordeaux. La chanteuse et ses danseurs entament désormais une série de concerts au Zénith dans toute la France, avec quatre spectacles à Paris les 29, 30, 31 mars et 1er avril. Après ces concerts, ils seront également à l’affiche de plusieurs grands festivals cet été, tels que Marsatac ou We Love Green.

