L’identité de Banksy ne semble pas avoir été découverte.
Le 13 mars 2026, l’agence Reuters a publié une enquête affirmant avoir identifié Banksy comme Robin Gunningham, un street-artiste britannique né le 28 juillet 1973 à Bristol. Son avocat, Mark Stephens, conteste plusieurs éléments de l’enquête et met en garde contre les risques liés à la révélation de son identité.
L’un des secrets les mieux gardés de l’art pourrait avoir été révélé. Le 13 mars 2026, l’agence Reuters a annoncé avoir identifié le nom de Banksy à l’issue d’une enquête approfondie. Depuis la fin des années 1990, ce street-artiste britannique a marqué les murs de Londres, New York, Paris et Kiev, mêlant satire politique, humour noir et engagement social. Cependant, aucun visage officiel n’a jamais été confirmée derrière ces pochoirs mondialement connus.
Le 13 mars 2026, une enquête approfondie publiée par l’agence de presse britannique Reuters indique avoir identifié l’artiste. Signée par les journalistes Simon Gardner, James Pearson et Blake Morrison, elle mentionne un nom évoqué dans le passé : Robin Gunningham. Né le 28 juillet 1973 à Bristol, cet ancien élève de la Bristol Cathedral School aurait commencé comme graffeur dans les années 1990.
L’enquête repose sur des témoignages de proches, des documents judiciaires et une analyse minutieuse des mouvements de l’artiste. Elle fait également état de l’utilisation d’un alias, « David Jones », censé dissimuler davantage son identité. Malgré ces éléments, l’avocat de Banksy, Mark Stephens, conteste plusieurs aspects de l’enquête et met en garde contre les risques associés à la révélation de son identité, notamment en ce qui concerne sa sécurité et sa liberté artistique.
### Une traque de longue date
Cette tentative d’identification n’est que la dernière d’une série d’efforts. Dès les débuts de Banksy, au début des années 2000, journalistes et passionnés ont tenté de percer le mystère. En 2003, l’artiste acquiert en notoriété grâce à une pochette pour Blur et à ses faux billets « Banksy of England ». Rapidement, un détail suscite l’intrigue : ses œuvres apparaissent souvent dans des villes où se produit le groupe Massive Attack, également originaire de Bristol.
Cela nourrit une théorie persistante : Banksy pourrait être Robert Del Naja, membre fondateur du groupe. Cette hypothèse n’a jamais été confirmée, mais elle est régulièrement relancée. D’autres noms circulent également, comme Jamie Hewlett, cofondateur de Gorillaz, ou encore un mystérieux « Robbie Banks », mentionné par la BBC en 2023.
### L’approche scientifique
En 2016, des chercheurs londoniens ont analysé la localisation de plus de 140 œuvres et identifié une forte corrélation géographique avec les déplacements de Robin Gunningham. Cette approche de « profilage géographique » renforce l’hypothèse, sans toutefois fournir de preuve définitive. Comme souvent dans l’affaire Banksy, les indices s’accumulent mais l’incertitude demeure.
Au-delà de la curiosité médiatique, la question de l’identité de Banksy soulève un véritable enjeu. Déconnectées d’une figure publique, ses œuvres parlent d’elles-mêmes et touchent directement le spectateur. Faut-il donc lever le voile ? Son avocat, Mark Stephens, a demandé à Reuters de ne pas publier l’article, affirmant qu’il porterait atteinte à la vie privée de l’artiste, nuirait à son travail artistique et le mettrait en danger.
En réponse, Reuters a justifié sa décision de publier l’enquête : « Nous avons conclu que le public a un intérêt profond à comprendre l’identité et le parcours d’une figure dont l’influence sur la culture, le marché de l’art et le discours politique international est profonde et durable. Nous avons appliqué le même principe que Reuters utilise partout : les personnes et les institutions qui cherchent à façonner le discours social et politique sont soumises à un examen minutieux, à une obligation de rendre des comptes et, parfois, à la révélation de leur identité. L’anonymat de Banksy – un élément délibéré, public et lucratif de son travail – lui a permis d’agir sans cette transparence. »

