Japon : Comprendre les bousculades volontaires dans la rue ?
Une fillette se prend en selfie sur un passage piéton de Shibuya, au moment où une passante la bouscule, la projetant au sol. Selon Courrier International, les comportements de bousculade dans des lieux publics sont observés chez des hommes et des femmes, les agresseurs estimant qu’ils ne seront pas attrapés par la police.
La scène se déroule sur un passage piéton de Shibuya, un lieu touristique emblématique de Tokyo, la capitale japonaise. Encouragée par sa mère qui la filme, une fillette s’arrête pour poser, lorsqu’une passante arrive derrière elle et la bouscule, projetant l’enfant au sol.
Cet incident, publié le 25 février sur Instagram, illustre, selon Courrier International, le phénomène des butsukari otoko, des hommes qui bousculent. Les violences se produisent principalement dans des lieux publics très fréquentés et concernent aussi bien des hommes que des femmes, selon le quotidien britannique The Guardian cité par Courrier International. « Les publications sur les réseaux sociaux montrent aussi bien des hommes que des femmes fonçant dans la foule, prêts à donner un coup d’épaule à des victimes inattentives », note le journal britannique.
Selon Kiriu Masayuki, professeur de sociologie à l’université Toyo et spécialiste en psychologie criminelle, pour les agresseurs, « convaincus qu’ils ne se feront pas attraper par la police », « bousculer des femmes représente un moyen peu risqué d’évacuer leur frustration ».
Pour faire face à ce phénomène, il est recommandé aux victimes d’interpeller les agresseurs en public, d’après une jeune femme citée par la presse japonaise.

