Étienne Davignon renvoyé en correctionnelle pour l’assassinat de Lumumba
Étienne Davignon, dernier survivant parmi les 11 Belges visés par la plainte pour crimes de guerre déposée en 2011 par les enfants de Lumumba, est renvoyé en correctionnelle à l’issue d’une instruction ouverte il y a plus de dix ans. Il était absent mardi au palais de Justice de Bruxelles pour le prononcé de la chambre du conseil, ainsi qu’aux deux autres audiences à huis clos tenues en juin et en janvier.
Dernier survivant des 11 Belges concernés par la plainte pour crimes de guerre déposée en 2011 par les enfants de Lumumba, Étienne Davignon est renvoyé devant le tribunal correctionnel après une instruction qui a duré plus de dix ans. Le parquet fédéral lui reproche notamment la détention et le transfert illégaux d’un prisonnier de guerre, la violation de son droit à un procès équitable, ainsi que des traitements humiliants et dégradants, sans cependant évoquer une intention homicide.
Malgré les arguments de la défense relatifs à la prescription et au délai raisonnable, les parties civiles – descendants de Lumumba, accompagnés d’autres proches – affirment qu’il n’est pas trop tard pour juger une « funeste entreprise criminelle étatique » et demandent un débat public concernant cet acte colonial.
Pour elles, ce procès est essentiel afin d’obtenir des réponses, de reconnaître la responsabilité belge et de participer au travail de mémoire et de décolonisation, tant en Belgique qu’en Afrique.
Les avocats d’Étienne Davignon n’ont pas fait de commentaire à la sortie de l’audience.
Étienne Davignon était absent mardi au palais de Justice de Bruxelles lors de l’annonce de la décision de la chambre du conseil. Il n’était également pas présent lors des deux autres audiences à huis clos qui se sont tenues en janvier et en juin.

