BYD dévoilera sa recharge ultra-rapide à Paris avant l’été.
Une première démonstration du réseau Flash Charging de BYD, capable de délivrer des puissances maximales de 1 500 kW, aura lieu à Paris le 8 avril 2026, au Palais Garnier. BYD prévoit d’installer entre 200 et 300 stations au Royaume-Uni d’ici la fin de l’année 2026.

Le temps de recharge est souvent perçu comme un obstacle au passage à la voiture électrique. Actuellement, pour un bon pourcentage d’autonomie, il faut environ 20 à 30 minutes dans les stations sur les grands axes routiers. Cependant, BYD va tenter de bouleverser cette norme en Europe.
La première démonstration de son réseau Flash Charging, qui peut délivrer d’immenses puissances, se déroulera à Paris le 8 avril 2026 au Palais Garnier, selon Auto Express. Cet événement marquera le lancement d’un déploiement qui débutera cet été à travers le continent.
1 500 kW de puissance pour des recharges en moins de dix minutes
Actuellement, les bornes de recharge ultra-rapides sur les autoroutes européennes, comme celles de Ionity ou Fastned, offrent généralement des puissances de 350, 400 kW, voire 600 kW pour les plus récentes. En revanche, le réseau Flash Charging de BYD proposera des bornes pouvant délivrer jusqu’à 1 500 kW, représentant une avancée technologique significative avec des temps de charge réduits.

BYD met en avant un slogan pour sa technologie : « prêt en 5, plein en 9, par temps froid +3”. Sur la nouvelle Denza Z9GT, un break de chasse électrique haut de gamme, équipé de la batterie Blade 2.0 de 122 kWh, il est affirmé qu’atteindre de 10 à 70 % d’autonomie prendra seulement cinq minutes.
Une charge complète jusqu’à 97 % nécessiterait uniquement neuf minutes. BYD mentionne aussi que ses performances sont préservées en temps froid. Par exemple, pour un passage de 20 à 97 % à -30 degrés Celsius, cela prendrait douze minutes selon le constructeur.
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À titre de comparaison, un BMW iX3 réclame environ 21 minutes pour passer de 10 à 80 %, tandis qu’une Tesla nécessite entre 25 et 30 minutes.
Contourner les limites du réseau électrique avec du stockage
Installer des bornes capables de fournir une telle puissance représente un défi technique : le réseau électrique traditionnel n’est pas prêt à accueillir des charges excédant un mégawatt de manière instantanée. Raccorder ces stations nécessiterait des travaux d’infrastructure longs et coûteux.
Bono Ge, directeur de BYD pour le Royaume-Uni, a évoqué ce défi. « Le problème est d’améliorer l’alimentation électrique, car nous devons fournir un mégawatt », a-t-il affirmé, ajoutant : « par exemple, notre bureau ici n’a qu’une alimentation de 250 kilowatts. Si vous souhaitez fournir un mégawatt, vous devrez mettre à jour le réseau électrique, ce qui pourra prendre entre 12 et 24 mois. Ce n’est pas quelque chose que nous voulons.”

Pour surmonter ce problème d’infrastructure, BYD s’appuiera sur son expertise en fabrication de batteries. Les stations Flash Charging seront associées à de grands accumulateurs sur site. Ces batteries se rechargeront lentement grâce au réseau classique, puis libéreront rapidement de l’énergie lorsque des voitures seront branchées.
Cette technologie, déjà utilisée par d’autres entreprises de manière moins visible, permet de réduire les coûts d’installation, notamment parce que les batteries sont fabriquées en interne. C’est là que la verticalisation poussée de BYD leur confère un avantage concurrentiel décisif.
Un réseau ouvert et une stratégie tarifaire agressive
Le réseau, baptisé sobrement Flash Charging network, se concentrera dans un premier temps sur « les cinq principaux marchés », à savoir l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni. Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, a précisé l’objectif d’installer au moins 200 à 300 stations rien qu’au Royaume-Uni d’ici la fin de l’année 2026.
Pour aller plus loin
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Bien que ces bornes soient d’abord réservées aux clients de la marque pour coïncider avec les livraisons de la Denza Z9GT cet été, elles seront ensuite accessibles à tous les véhicules d’autres marques. Il sera ainsi possible de recharger une Zeekr 001 de 10 à 80 % en sept minutes également.

Cette architecture de batteries de stockage permet non seulement un déploiement plus rapide, mais aussi une réduction des coûts d’exploitation en régulant la demande sur le réseau électrique. BYD envisage de transmettre ces économies aux usagers en diminuant leurs factures. « Si nous mettons cela en place, nous n’avons pas besoin de leur facturer 89 pence par kWh, nous pourrions leur facturer seulement 60 pence », a déclaré Bono Ge.
Une question technique demeure à éclaircir lors de la présentation à Paris : la compatibilité des normes. Les 1 500 kW annoncés utilisent actuellement le standard de connecteur chinois. Il sera important de vérifier si les modèles européens, utilisant la norme CCS, pourront supporter cette puissance ou si celle-ci sera limitée sur le continent.
Nous avons contacté BYD France pour obtenir plus d’informations et mettrons cet article à jour dès que nous aurons une réponse.

