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Quatre mois avec RunMotion Coach : record du semi-marathon battu à nouveau

Pour préparer le semi-marathon de Paris 2026, l’auteur a passé quatre mois avec l’application d’entraînement de course à pied RunMotion Coach. Le jour de la course, l’auteur a franchi la ligne d’arrivée au bout de 01:39:03, battant son précédent record de près de 6 minutes.

Pour me préparer au semi-marathon de Paris 2026, j’ai utilisé l’application d’entraînement RunMotion Coach pendant quatre mois.
L'application RunMotion Coach
L’application RunMotion Coach

Depuis quelques années, je m’entraîne régulièrement à la course à pied, participant à une course environ tous les six mois. Cela me motive à essayer des montres de sport ou connectées et me permet de rester en forme, même lorsque ma motivation diminue. C’est aussi l’occasion de tester de nouvelles applications d’entraînement en course à pied.

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Après avoir expérimenté des applications comme Campus Coach, Garmin Coach, Kiprun Pacer ou Runna, j’ai décidé de tester RunMotion Coach pour le semi-marathon de Paris, d’autant plus qu’il s’agit de l’application partenaire de cet événement.

Il est essentiel de définir un plan et un objectif pour le semi-marathon. À noter, voici mon historique sur cette distance :

Pour le semi-marathon de Paris, mon objectif était de battre mon record personnel et de réduire mon temps de 5 minutes supplémentaires, pour atteindre moins d’1 heure et 40 minutes, ce qui implique une allure cible de 4:44/km. J’ai donc ajusté les options de l’application en conséquence.

Une application parfois fouillie, mais une IA très pertinente

A l’ouverture de l’application pour la première fois, un chatbot guide l’utilisateur dans une interface de messagerie instantanée. C’est ici que l’on peut fournir son nom, définir son sexe, indiquer ses préférences d’entraînement et choisir son jour de sortie longue. Ces éléments sont assez classiques.

Une fois le programme élaboré, l’interface devient plus complexe, regroupée en quatre pages principales :

  • La page d’accueil (affichant la séance du jour, la charge d’entraînement ou des conseils)
  • Le programme semaine par semaine
  • Les publications communautaires
  • Le profil

Il est crucial de se rendre dans le profil pour configurer les options d’import/export des séances. Ce menu permet d’exporter les entraînements vers votre montre et d’importer les données de séance dans RunMotion.

Un point positif, RunMotion est compatible avec plusieurs plateformes, telles que Garmin, Coros, Suunto et Apple pour l’exportation des séances. Cependant, l’application n’exporte pas automatiquement vers les montres Amazfit, Huawei, Polar ou Fitbit ; il faut les programmer manuellement, mais l’importation par Decathlon, Fitbit, Huawei, Polar, Strava ou Wahoo vers RunMotion est possible.

Il est aussi fondamental de sélectionner les cibles d’entraînement. Pour les phases de fractionné, d’échauffement et d’endurance, vous pouvez choisir de cibler soit une allure, soit une zone de fréquence cardiaque.

Pour ma part, j’ai choisi la fréquence cardiaque pour l’échauffement et les séances d’endurance, tandis que j’ai opté pour la vitesse lors des phases de fractionné. Cela permet de ne pas trop fatiguer lors des footings simples, même si cela implique de courir plus lentement.

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Une fois la séance exportée vers la montre et réalisée, il suffit de valider cette dernière dans RunMotion. C’est là que l’application fonctionne. Vous pouvez donner un indice d’effort perçu et décrire le contexte de la séance dans des notes. Ces notes sont également utilisées par RunMotion pour améliorer le débrief.

Pour ma part, après une séance difficile sur piste, sous la pluie et avec du vent, où un club d’athlétisme me poussait hors de mon couloir, le débrief a pris en compte ces difficultés pour me rassurer :

« Tu as eu le mérite d’aller au bout malgré des conditions franchement défavorables : vent, pluie, gêne extérieure et fatigue liée à ton régime. Ce sont autant de facteurs qui peuvent impacter l’allure et les sensations, surtout sur piste où la monotonie peut peser mentalement. Il est important de ne pas tirer de conclusion hâtive sur une seule séance difficile. Tu as montré récemment, avec ta sortie de 8 km à allure semi, que tu es capable de tenir le rythme cible dans de meilleures conditions. »

Bien que les plans de RunMotion Coach ne soient pas générés par une IA générative, l’application utilise ChatGPT pour ces débriefs de séance, ce qui donne l’impression d’avoir un véritable interlocuteur.

Cela est d’autant plus frustrant car l’application propose régulièrement des conseils sur la nutrition, le test de matériel, la préparation mentale ou des conseils de détox après les fêtes, uniquement sous forme de chatbot, ce qui limite les interactions possibles. Il est donc difficile de poser des questions plus profondes que celles qui émergent lors des débriefs après chaque séance.

Un programme qui privilégie la progressivité et l’endurance

Concernant la structure du programme d’entraînement, RunMotion privilégie une approche prudente et progressive. En général, je cours environ 45 km par semaine toute l’année, avec des pics à 60 voire 70 km en phase spécifique. Cependant, le plan de 15 semaines de RunMotion a débuté avec une semaine modeste à 39 km, avant d’atteindre un maximum de 52 km en semaine 10, pour redescendre à 45 km la semaine précédant le semi-marathon.

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Il en va de même pour la distance des sorties longues. Historiquement, je m’étais habitué à courir au moins une fois 21 km lors des entraînements pour les semi-marathons, tandis que RunMotion a limité ma sortie la plus longue à 1h40, soit 16 km.

Cette volonté de ne pas trop pousser les coureurs pour éviter les blessures se reflète aussi dans les sorties. J’avais quatre séances par semaine, généralement organisées comme suit :

  • lundi : séance tranquille en endurance fondamentale
  • mardi : sortie en intensité (VMA, seuil ou allure spécifique)
  • jeudi : séance tranquille en endurance fondamentale
  • samedi : sortie longue en endurance fondamentale

Durant ces quinze semaines, à quatre reprises, le plan a cependant remplacé une séance en endurance fondamentale par une sortie en endurance active, un peu plus rapide. Habitué à faire deux séances intenses par semaine, j’en ai profité pour donner libre cours à mes jambes et mon cardio, et j’ai rapidement transformé ces séances en allure tempo, passant de l’allure recommandée de 5:35/km à 5:15/km pour ressentir une vitesse accrue.

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Néanmoins, cette répartition des séances, axée principalement sur l’endurance et les footings, a eu un effet bénéfique inattendu : j’ai pu concentrer mes efforts sur la séance du mardi. Auparavant, avec deux séances d’intensité, je m’ennuyais parfois et n’étais pas toujours mentalement préparé pour la prochaine séance. En réduisant la charge avec RunMotion, j’étais reposé la majeure partie de la semaine et pouvais donner le meilleur de moi-même le mardi soir, tant mentalement que physiquement.

Les séances de RunMotion sont par ailleurs assez accessibles et progressives, changeant régulièrement. On rencontre un programme classique pour un semi-marathon, débutant par des séances de VMA, qui progressivement, se concentre sur l’allure spécifique avec des répétitions en allongement. Voici quelques exemples :

  • Semaine 2 : 3 km à 4:48/km (plus lent que l’allure semi) + 8 x 1 min à 3:48/km (VMA)
  • Semaine 6 : 3 x 10 min à 4:43/km (allure semi)
  • Semaine 9 : 8 km à 4:43/km (allure semi) + 4 x 30 sec à 4:07/km (plus lent que la VMA)
  • Semaine 13 : 3 x 12 min à 4:43/km (allure semi)

Concernant ces séances à l’allure spécifique pour le semi-marathon, j’avais tendance à les réaliser légèrement plus rapidement. Alors que le plan prévoyait une allure de 4:43/km, j’ai souvent couru autour de 4:35 à 4:40/km.

Dans le débrief, l’IA de RunMotion me félicitait généralement pour ces performances, bien que notant que l’allure était « un peu plus rapide que prévu ». Cependant, l’application n’a jamais ajusté mon objectif à la hausse ou à la baisse. Interrogé, RunMotion précise que l’application analyse les dix dernières séances et ajuste le niveau si cinq séances ont été jugées soit trop faciles, soit trop difficiles. En outre, elle proposera, le cas échéant, des objectifs à la hausse ou à la baisse si les utilisateurs en font la demande.

Des marathoniens lors du marathon de Paris 2025
Des marathoniens lors du marathon de Paris 2025 // Source : Geoffroy Husson

À noter également, RunMotion ne propose pas de séance de « test » comme d’autres applications telles que Runna ou Campus. Cette décision est délibérée, car les développeurs préfèrent encourager des courses intermédiaires pour se tester — un 10 km avant un semi-marathon, par exemple. Ils estiment aussi que qualifier une séance de « test » pourrait décourager les utilisateurs qui ne réussiraient pas.

Un record explosé au semi-marathon

Le 8 mars 2026, je me suis réveillé avec confiance. J’avais réussi la plupart des séances de l’application, connaissais bien le parcours du semi-marathon et savais que tout dépendrait de mon mental.

Un point positif pour cette édition : l’organisation du semi-marathon de Paris avait mis en place de nombreux meneurs d’allure, du moins pour l’objectif de 1h40. Ma dernière incertitude — allais-je réussir à maintenir le rythme mentalement ? — a disparu et je me suis accroché à l’un d’eux.

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Il est généralement conseillé de viser un negative split lors des courses officielles, en courant la seconde moitié plus rapidement que la première. Toutefois, j’ai appris par expérience que cette stratégie est difficilement applicable au semi-marathon de Paris.

Dans le parcours, les plus fortes difficultés, avec les plus fortes pentes, apparaissent après le 14e km. J’ai donc décidé de commencer un peu plus vite que prévu. Alors que je visais une allure de 4:43/km, j’ai couru les trois premiers kilomètres à 4:36/km, jusqu’à la montée de la rue de Charenton, première difficulté, où j’ai ralenti à 4:59/km.

Rapidement, je me suis retrouvé devant la meneuse d’allure du groupe 1h40. Sachant que j’étais parti en même temps qu’elle, je me suis alors fixé un nouvel objectif : ne pas me faire dépasser. J’ai tenu légèrement devant le groupe jusqu’à l’avenue Daumesnil, une montée de 800 m à 3 %.

Je n’ai alors pas voulu décélérer et ai pris un peu d’avance sur le groupe, quitte à ce que mon cardio grimpe en flèche. Les deux tunnels sur les quais ont subi le même sort : mentalement, je me sentais bien, je pourrais me replier plus tard. Même sur le quai de la Rapée, que je considère comme la plus grosse difficulté du parcours avec ses 200 m à 8 % au km 18, je me suis accroché et j’ai maintenu mon allure de 4:44/km.

Pour chaque course, j’avais plusieurs objectifs pour ce semi-marathon de Paris 2026. Mon premier objectif était de finir en moins de 1h40. En seconde priorité, battre mon record, qui était de 1h44:56. Enfin, je voulais rester sous les 1h50.

Le jour J, ma forme était excellente, à tel point que je n’ai jamais douté de ma capacité à atteindre mon but principal.

Finalement, j’ai franchi la ligne d’arrivée avec un temps de 01:39:03, pulvérisant mon précédent record de près de 6 minutes, tout en améliorant mon record sur 10 km de 15 secondes. Du moins, jusqu’à ma prochaine course de 10 km prévue pour l’automne prochain.