Guerre au Moyen-Orient : Les carburants alternatifs ont-ils augmenté aussi ?
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole consommé dans le monde, est bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, entraînant une hausse des prix des carburants fossiles. Le litre de bioéthanol E85 est affiché en moyenne à 0,80 euro, avec une augmentation de 4 % depuis un mois.
Parce que le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % du pétrole consommé dans le monde, est bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix des carburants fossiles s’envole. Les automobilistes utilisant du sans-plomb ou du diesel constatent une forte hausse à la pompe, avec des prix s’élevant entre 1,89 euro et 2,10 euros le litre. En revanche, ceux qui roulent à l’éthanol, au GPL, au GNV ou à l’hydrogène ne sont pas aussi préoccupés par cette situation.
Pour ceux qui ne possèdent pas de vieux modèles comme la R21 diesel capable de fonctionner à l’huile de friture, la majorité des Français disposent de voitures ne pouvant utiliser que des carburants traditionnels. Si ces automobilistes choisissent de passer au bioéthanol E85, la guerre au Moyen-Orient n’a eu que peu d’impact sur son prix, qui atteint en moyenne 0,80 euro le litre, avec une augmentation de 4 % en un mois. Les prix varient entre 1 euro à Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence) et 0,69 euro à Annœullin (Nord).
Concernant le GPL, son prix moyen est de 0,973 euro le litre, avec une augmentation récente de 0,8 % au cours des huit derniers jours, mais une baisse de 2,5 % sur l’année écoulée. Dans le Nord, le prix du GPL varie entre 0,875 euro et 1,139 euro, tandis que dans l’Hérault, il se situe entre 0,949 euro et 2,083 euro à Vendres.
Le GNV, ou gaz naturel pour véhicules, est réservé principalement aux professionnels, notamment les poids lourds, bien qu’il existe des voitures en circulation utilisant ce type de carburant. Selon Carbu.com, son prix dépasse légèrement 1 euro le litre, mais les stations proposant du GNV (GNC ou GNL) sont rares, avec moins de 400 disponibles en France.
L’hydrogène, encore plus rare, est également plus coûteux que les autres types de carburant. Son prix est calculé au kilo, et selon le site HRS, en 2023, il faut « compter 10 à 20 euros pour un kilo d’hydrogène à la station, sachant qu’un kilo permet une autonomie d’environ 100 km pour un véhicule de tourisme ». Engie prévoit qu’en 2026, « le prix du kilo de l’hydrogène se situera entre 10 et 15 euros », ce qui le rend « comparable aux prix des voitures essence et diesel ». Le coût des véhicules fonctionnant à l’hydrogène est également élevé, se chiffrant entre 60.000 et 70.000 euros, allant même jusqu’à près de 80.000 euros pour le Hyundai Nexo, qui propose une autonomie de 826 km avec un réservoir de 6,69 kg, soit environ 1,20 euro pour 100 kilomètres.

