France

Municipales 2026 : Favoris devancés, percée de LFI et qualifications multiples au premier tour

Jean-Michel Aulas a terminé en seconde position avec 36,78 % des voix, devancé par Grégory Doucet qui a récolté 37,36 % des suffrages à Lyon. À Saint-Denis, Bally Bagayoko a été élu au premier tour avec un score de 50,77 %, permettant ainsi au candidat insoumis de ravir la ville au parti socialiste.


Le premier tour des élections municipales, qui s’est tenu ce dimanche, a révélé plusieurs surprises. Des candidats initialement peu attendus ont obtenu des résultats remarquables, tandis que certains favoris ont été devancés et d’autres candidats se sont qualifiés en nombre. Voici un aperçu non exhaustif des résultats.

À Lyon, Jean-Michel Aulas, considéré comme favori, a terminé à la seconde place avec 36,78 % des voix, devancé par le maire sortant Grégory Doucet, qui a obtenu 37,36 % des suffrages. Selon une étude OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD du 12 mars, Aulas était donné largement en tête avec 43 % des intentions de vote, contre 35 % pour Doucet. Le second tour s’annonce donc serré.

À Toulouse, le candidat de la France Insoumise (LFI), François Piquemal, a terminé second, derrière le sortant divers droite Jean-Luc Moudenc qui a obtenu 37,23 %. Piquemal a suscité la surprise en se qualifiant avec un score de 27,56 %, devant le candidat d’union de la gauche, François Briançon, qui a récolté 24,99 %. Moudenc a déclaré que « rien n’est joué », mais la somme des scores des deux candidats de gauche atteint 50 %.

À Lille, le maire socialiste sortant Arnaud Deslandes, successeur de Martine Aubry, a été en tête avec 26,26 % des suffrages, mais il est suivi de très près par la candidate LFI, Lahouaria Addouche, qui a recueilli 23,36 %. L’écologiste Stéphane Baly a également obtenu un score de 17,75 %, lui permettant de jouer un rôle clé au second tour.

À Saint-Denis, le candidat insoumis Bally Bagayoko, allié au Parti communiste, a pris la mairie dès le premier tour avec 50,77 %. Cela représente une défaite pour le Parti socialiste dans la deuxième ville la plus peuplée d’Île-de-France.

Alain Carignon, ancien maire RPR de Grenoble et élu pour la première fois en 1983, marque un retour en force en se plaçant en première position avec 27,04 %. Il devance de peu la liste d’union de la gauche dirigée par Laurence Ruffin, qui a obtenu 26,33 %. Deux autres candidats, l’insoumis Allan Brunon et un candidat divers gauche Romain Gentil, se qualifieront pour le second tour.

À Avignon, l’ancien présentateur Olivier Galzi arrive en tête avec 27,04 %, soutenu par une liste sans étiquette, avec des appuis d’Horizons et de l’UDI. Il est suivi de près par la candidate RN, Anne-Sophie Rigault, qui a recueilli 25,52 %. Le socialiste David Fournier a réalisé un score de 19,89 %, tandis que la candidate LFI Mathilde Louvain le suit avec 19,03 %. Les négociations devront s’intensifier avant le second tour pour déterminer le successeur de la socialiste Cécile Helle, qui ne s’est pas représentée.

À Poitiers et Mulhouse, six listes se sont qualifiées, tandis qu’à Saint-Jean-de-Védas, sept listes ont été retenues. À Poitiers, la maire écologiste sortante a une légère avance avec 26,51 % des voix, suivie par le candidat divers droite qui a obtenu 23,90 %. Deux candidats à gauche et deux à droite se sont également qualifiés, avec des scores se situant entre 14 et 10 %. À Mulhouse, le candidat divers droite est en tête avec 17,6 %, suivi de près par le candidat d’union de la gauche à 15,94 %. Quatre autres candidats (deux divers centre, un divers et un RN) ont réalisé des scores compris entre 13 et 14 %.

À Saint-Jean-de-Védas, trois listes divers droite sont en tête, avec des résultats variant entre 20 et 14 %, tandis que quatre listes divers gauche et écologistes affichent des scores compris entre 10 et 13,6 %.