Guerre en Iran : Trump « ne veut pas » d’accord malgré coût élevé
Le président américain Donald Trump a déclaré dans un entretien avec NBC qu’il ne veut pas conclure d’accord avec l’Iran car les termes ne sont pas encore assez bons. L’Iran a rejeté toute discussion pour instaurer un cessez-le-feu et son ministre des Affaires étrangères a affirmé ce dimanche que le pays « ne voyait aucune raison de négocier » avec les Etats-Unis.
C’est non pour Donald Trump. Plus de deux semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, qui ébranle l’économie mondiale, le président américain a écarté, à ce stade, l’éventualité d’un accord avec l’Iran. Les États-Unis et Israël affirment avoir considérablement affaibli la République islamique depuis le lancement, le 28 février, de leur opération visant à détruire les programmes balistique et nucléaire iraniens, voire à renverser le pouvoir.
« L’Iran veut conclure un accord et je ne veux pas le faire parce que les termes de l’accord ne sont pas encore assez bons », a déclaré le président américain dans une interview accordée à la chaîne NBC. Selon lui, ces termes doivent « être très solides » pour se matérialiser et inclure l’engagement de Téhéran à renoncer à ses ambitions nucléaires.
Jusqu’à présent, l’Iran a rejeté toute discussion visant à établir un cessez-le-feu dans ce conflit qui embrase la région et fait grimper les prix du pétrole. Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé ce dimanche que son pays « ne voyait aucune raison de négocier » avec les États-Unis.
Une guerre économiquement (très) coûteuse
Sur le plan économique, l’opération représente un coût colossal pour les États-Unis. La première semaine de guerre a coûté plus de 11 milliards de dollars, selon la presse américaine. Les attaques contre les infrastructures du Golfe et le blocage du stratégique détroit d’Ormuz ont également entraîné une augmentation de plus d’un tiers du prix du baril de Brent, référence mondiale du brut, qui se négocie désormais autour de 100 dollars.
Les États-Unis s’efforcent toujours de rétablir la circulation dans cette voie maritime, par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole. Donald Trump a exhorté des pays comme « la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni » à envoyer, à l’instar des États-Unis, des navires militaires pour escorter les pétroliers dans la zone.
Le président américain a également menacé de frapper les sites pétroliers de l’île iranienne de Kharg, dans le Golfe, qui est le principal hub d’exportation de pétrole de l’Iran, après une attaque sur ses infrastructures militaires. Téhéran a réagi immédiatement à cette menace, promettant de « réduire en cendres » les sites pétroliers associés aux États-Unis dans la région. Le chef de la diplomatie iranienne a également averti que des entreprises américaines seraient visées si ses infrastructures énergétiques venaient à être bombardées.

