Les Etats-Unis ne veulent plus rompre avec le Niger et les juntes du Sahel.
Les États-Unis ont suspendu une grande partie de leur aide au développement et de leur coopération militaire après l’arrivée au pouvoir par la force de régimes militaires dans les trois pays sahéliens entre 2020 et 2023. Vendredi, Nick Checker, haut responsable du bureau des Affaires africaines au département d’État américain, a été reçu à Niamey par le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, et le premier Ali Mahamane Lamine Zeine.
Les États-Unis cherchent à rétablir des relations avec le Niger. Après des visites effectuées au Burkina Faso et au Mali, un haut responsable américain a rencontré la junte qui a pris le pouvoir par la force en 2023. Par cette initiative, les Américains souhaitent reprendre leur coopération avec ces juntes souverainistes qui avaient auparavant évincé certains partenaires occidentaux.
Les États-Unis avaient mis un terme à une grande partie de leur aide au développement ainsi qu’à leur coopération militaire suite à l’accession au pouvoir de régimes militaires dans ces trois pays sahéliens entre 2020 et 2023. Le Niger, pour sa part, avait exigé et obtenu en septembre 2024 le départ des soldats américains impliqués dans la lutte antidjihadiste.
Cependant, avec le retour au pouvoir du président américain Donald Trump au début de 2025, les États-Unis adoptent une nouvelle stratégie : « faire de la diplomatie commerciale un axe central » de leur engagement en Afrique.
Vendredi, Nick Checker, haut responsable du bureau des Affaires africaines au département d’État américain, a été reçu à Niamey par le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, et le premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine.
Lors de cette rencontre à Niamey, l’émissaire américain est venu « présenter la nouvelle vision de son pays visant le renforcement des relations bilatérales entre le Niger et les États-Unis », a précisé le ministère nigérien des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé samedi.
« Les échanges se sont déroulés dans un climat de sérénité et de respect mutuel. Les deux parties ont exprimé leur volonté de relancer la coopération sur de nouvelles bases et d’œuvrer au rétablissement de la confiance », a ajouté le ministère.
Les sujets discutés comprenaient « la coopération économique et commerciale » ainsi que « la lutte contre le terrorisme », selon la même source. Les échanges devraient se poursuivre « dans le respect de la souveraineté nationale et des priorités définies d’un commun accord », a indiqué le ministère.

