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Oscars 2026 : Augustin Trapenard et Léna Situations arrivent sur le tapis rouge

Augustin Trapenard sera présent aux Oscars, diffusés en direct dimanche à partir de 23h15 sur Disney+. Il a exprimé son enthousiasme pour parler de cinéma et sa vision de la couverture culturelle à l’ère des réseaux sociaux.


« C’est un retour à la source. » À l’occasion de la cérémonie des Oscars, diffusée en direct dimanche à partir de 23h15 sur Disney+, Augustin Trapenard s’apprête à vivre une soirée dont il a longtemps rêvé. Au programme : commentaires en direct, présence sur le tapis rouge et échanges avec des talents internationaux aux côtés de Léna Situations. Alors qu’il verra défiler Leonardo DiCaprio, Brad Pitt ou Emma Stone, le journaliste et animateur partage son enthousiasme à l’idée de parler à nouveau de cinéma et sa vision de la couverture culturelle à l’ère des réseaux sociaux.

Comment va se dérouler la soirée pour vous ?
La soirée se décompose en plusieurs temps. Il y aura d’abord une émission animée par Kyan Khojandi, puis une deuxième partie sur le tapis rouge avec Léna Situations. Ensuite, pendant la cérémonie, je serai en studio pour commenter la soirée des Oscars. L’idée est d’accompagner les téléspectateurs tout au long de la cérémonie : commenter ce qu’il se passe, raconter des anecdotes sur les films, les cinéastes ou l’histoire des Oscars.

Vous serez aux côtés de Léna Situations : pensez-vous qu’elle reflète une nouvelle manière de raconter la culture et le cinéma ?
Je suis très heureux de travailler avec Léna. J’ai toujours été intéressé par les nouvelles manières de commenter les contenus culturels. On a beaucoup plus à attendre de cette jeunesse qu’on ne le croit.

Quand on est journaliste, on se remet sans cesse en question et on essaye de trouver de nouvelles façons de travailler. Moi-même, quand je suis arrivé sur Brut, je me suis posé la question de la légitimité.

En tant que passionné de cinéma, je suis les Oscars, les César et le Festival de Cannes depuis des années. Je comprends que la présence des créateurs de contenus puisse poser question, mais je trouve passionnant de voir émerger de nouvelles manières de raconter la culture.

Les Oscars sont un événement extrêmement codifié. Qu’est-ce qui change dans la manière de couvrir ce type de cérémonie à l’ère des réseaux sociaux et des formats digitaux ?
Quand on est journaliste aujourd’hui, on doit accepter de se remettre en question en permanence. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est que les contenus culturels soient accessibles au plus grand nombre. Il existe encore une frontière symbolique entre certains médias, qui sont de moins en moins lus ou regardés, et les plus jeunes. Je me méfie toujours un peu de ces journalistes qui expliquent encore qu’Internet ne marchera pas. Il faut vivre dans son temps.

Comment se prépare-t-on à interviewer des talents internationaux dans un contexte aussi rapide et imprévisible ?
En réalité, on se prépare depuis longtemps dans l’ombre. J’ai eu la chance de pouvoir voir tous les films. Quand on arrive sur le tapis rouge, on a déjà mille questions en tête à poser aux cinéastes ou aux comédiens.

La question du rythme est importante aussi. J’ai été habitué à cela quand j’étais chroniqueur : il faut être rapide, efficace. Mais je crois beaucoup à cette idée que c’est dans la contrainte qu’on peut trouver la plus grande liberté. Et puis il y a aussi l’émotion. C’est quand même un rêve de môme de pouvoir assister aux Oscars.

Au-delà du glamour, qu’espérez-vous transmettre aux spectateurs à travers cette couverture ?
Les Oscars sont aussi une compétition et un moment important pour le cinéma mondial. J’ai peut-être un regard un peu universitaire sur tout cela, mais j’aime analyser les films.

Cette année, plusieurs œuvres m’intéressent particulièrement. Je pense notamment à « Valeur sentimentale », « Une bataille après l’autre », et bien sûr « Un simple accident » de Jafar Panahi, qui est pour moi un film absolument fondamental. J’espère qu’il remportera des prix.

J’attire aussi l’attention sur le film d’animation « Arco », réalisé par Ugo Bienvenu. Les films d’animation français n’ont pas qu’une simple place importante, ils nourrissent l’imaginaire du cinéma d’animation américain.