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Les ventes de deux-roues électriques s’effondrent : chiffres alarmants.

En janvier et en février 2026, 21 242 unités de deux-roues ont été immatriculées en France, représentant une hausse de 6,2 % par rapport aux deux premiers mois de l’année précédente. Cependant, seulement 821 scooters, motos et autres cyclos électriques neufs ont été vendus depuis janvier 2026, soit une chute de plus de 22 % en un an.


Rouler en deux-roues électriques n’est pas un luxe que beaucoup sont prêts à se permettre. Les modèles neufs de motos et de scooters à batterie sont délaissés par les acheteurs, tandis que les thermiques rencontrent un meilleur succès. Les chiffres exclusifs le montrent.

Le marché des deux-roues neufs en France a connu une période difficile en 2025, affichant un bilan historiquement bas avec une baisse de 19%. Cependant, les ventes de scooters et de motos (toutes catégories confondues) commencent à remonter légèrement en ce début d’année, selon les premiers chiffres de 2026 fournis en exclusivité par le cabinet de données AAAData.

Au mois de janvier et février, 21 242 unités ont été immatriculées dans les magasins et concessions françaises, ce qui représente une hausse de 6,2% par rapport aux deux premiers mois de l’année dernière. En revanche, les acheteurs ont totalement ignoré les modèles électriques.

Accrochez-vous, les vendeurs n’ont réussi à vendre qu’un total de 821 scooters, motos et autres cyclos à batterie neufs depuis janvier, soit une chute de plus de 22% par rapport à l’année précédente. Les modèles les plus prisés de cette catégorie n’ont pas réussi à franchir le cap des 200 unités immatriculées.

Concernant les scooters électriques, on en dénombre 407 immatriculés. Le BMW CE 04 se classe en tête avec seulement 112 exemplaires vendus au cours des deux premiers mois de 2026, suivi du Nerva Exe II (40) et du Silence S01 (34). Pour ce qui est des motos électriques, qui totalisent difficilement 415 ventes, la Stark Varg se distingue avec 157 livraisons, devant la Talaria TL-6000 (69) et la Caofen CF4000DQ (17 ventes).

Le contraste entre les ambitions écologiques de l’État et la réalité sur le terrain est saisissant. Les consommateurs français sont confrontés à deux problématiques majeures. D’une part, la question financière : les deux-roues électriques restent trop coûteux, d’autant plus que le bonus écologique de 900 euros a été supprimé par un décret il y a plus d’un an.

L’écart de prix entre l’électrique et le thermique, pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, compromet l’argumentaire de vente. Par exemple, la WN7 de Honda, récemment mise sur le marché, coûte 15 000 euros.

D’autre part, le catalogue des constructeurs est insuffisant, avec très peu de modèles proposés. Contrairement aux voitures thermiques, soumises à une échéance de 2035, les deux-roues thermiques n’ont aucune date de péremption officielle. Cela freine l’innovation des grands fabricants comme BMW et Triumph, tandis que seules quelques marques asiatiques se consacrent au cyclomoteur. L’offre électrique demeure ainsi presque inexistante en dehors des petites cylindrées, laissant aux trottinettes et aux voitures sans permis comme la Citroën Ami le champ libre.