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Jeux vidéo : la PEGI ne change pas ses critères d’évaluation.

La classification européenne des jeux vidéo, PEGI, élargira ses critères d’évaluation à partir de juin 2026. Les jeux proposant une messagerie « non restreinte », sans possibilité de bloquer un interlocuteur ou de signaler des échanges, seront classés PEGI 18.


La classification européenne des jeux vidéo, PEGI, s’apprête à élargir ses critères d’évaluation à partir de juin 2026. Cette évolution de l’organisme représente un tournant dans la régulation européenne du jeu vidéo. Cette mise à jour témoigne également de l’attention accrue portée aux nouvelles formes de monétisation et d’engagement dans l’industrie vidéoludique.

Selon Jennifer Wacrenier, responsable des opérations et des communications chez PEGI, « l’objectif est de rendre la classification plus pertinente et protectrice, en plaçant la sécurité des jeunes joueurs et la transparence des pratiques des éditeurs au centre de l’évaluation. »

Les changements affectent plusieurs aspects du gameplay. Les jeux offrant une messagerie « non restreinte », sans option de bloquer un interlocuteur ou de signaler des échanges, seront désormais classés PEGI 18, réservés aux adultes. « Il est de plus en plus rare de trouver des jeux qui ne permettent pas de signaler ou de bloquer un joueur. Mais c’est aussi l’occasion de rappeler aux studios qu’il ne faut pas oublier cette fonctionnalité lors du développement de leurs prochains jeux », souligne Jennifer Wacrenier.

PEGI renforce la sécurité pour les joueurs. Les achats intégrés, disponibles dans de nombreux jeux comme *Fortnite* ou *Call of Duty*, jusqu’à présent simplement signalés par une étiquette spécifique, deviendront un critère central pour établir l’âge minimal des joueurs. Les offres limitées dans le temps ou en quantité seront classées PEGI 12, tandis que les jeux intégrant des NFT, des objets numériques uniques, seront réservés aux adultes, soit PEGI 18. « Nous adaptons notre système à l’évolution des pratiques numériques », affirme Jennifer Wacrenier, qui rappelle que l’objectif est aussi « de responsabiliser sur les pratiques du jeu vidéo. »

Les jeux qui encouragent la connexion quotidienne, tels que les quêtes ou les récompenses régulières, seront également pris en compte. Les mécanismes « récompensant le retour dans le jeu » recevront un PEGI 7, tandis que ceux qui « pénalisent les joueurs » en cas d’oubli de connexion seront classés PEGI 12. « Nous voulons que les parents comprennent mieux la façon dont ces fonctionnalités peuvent influencer les comportements de jeu », précise Jennifer Wacrenier.