Jeanne Cherhal dévoile l’intime et la féminité dans « Jeanne »
Jeanne Cherhal explique que son album porte son prénom car « c’est vrai que c’est un disque qui est assez intime, assez joyeux ». Elle affirme également que le film La Maison des femmes, inspiré d’un lieu réel, rend hommage à Ghada Hatem-Gantzer, la fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis.

Un album personnel porté par une amitié musicale
Avec Jeanne, la chanteuse poursuit son exploration d’une écriture très personnelle et explique pourquoi l’album porte son prénom : « C’est toujours ce que j’ai fait dans mes chansons, mais là, c’est vrai que c’est un disque qui est assez intime, assez joyeux je crois. Et puis, on n’a rien trouvé de mieux comme titre, en fait, qui résume l’ensemble des chansons que mon prénom, tout simplement.«
Dans cette nouvelle aventure, une présence revient naturellement : celle de Benjamin Biolay. « C’est quelqu’un qui fait vraiment partie de mon cercle proche depuis très longtemps et qui a toute ma confiance. C’est vraiment un ami. C’est quelqu’un de très bienveillant, de généreux, d’un talent fou« , explique Jeanne Cherhal.
D’ailleurs, c’est lui qui l’a encouragée à reprendre l’écriture : « Il trouvait que je traînais un peu à refaire un disque et il m’a vraiment… il a été un déclic pour moi. »
« Le cri des loups », une chanson cathartique
Parmi les titres marquants du disque figure Le cri des loups, une chanson qui évoque les violences faites aux femmes et les prédateurs. La chanteuse y intègre notamment une déclaration du président français Emmanuel Macron sur Gérard Depardieu : « Moi, je suis un grand admirateur de Gérard Depardieu […] Il rend fière la France« , avait déclaré le président de la République en 2023, alors que l’acteur a depuis été condamné pour agressions sexuelles.
« Le soir où je l’ai entendu dire ça, on attendait exactement l’inverse du président. On attendait qu’il se place plutôt du côté des victimes et surtout qu’il ne fasse pas l’éloge d’un prédateur.«
La chanteuse insiste cependant sur le rôle qu’elle se donne : « Je ne pense pas que c’est mon but de convaincre, parce que je ne suis ni éditorialiste ni militante. » Mais l’actualité et les expériences personnelles nourrissent inévitablement son écriture. « Je pense que tout ce qui m’entoure devient mon terreau de chansons, devient ma source d’inspiration.«
Sur scène, cette chanson provoque même des moments collectifs intenses : « C’est quelque chose de tellement cathartique. Tout le monde fait les « ouhouh » avec moi. Je crois que ça fait du bien.«

