France

Des tweets antisémites et xénophobes de Quentin Deranque refont surface.

Quentin Deranque, tué en février, avait publié pendant au moins deux ans des messages racistes, antisémites et favorables au nazisme sur X via des comptes anonymes, selon les révélations de Mediapart. L’avocat de la famille a déclaré que les tweets, s’ils sont bien avérés, sont « évidemment condamnables » mais ne « pouvaient justifier le lynchage à mort de Quentin ».


Les révélations de Mediapart, jeudi, concernant Quentin Deranque, ont suscité de vives réactions au sein de la classe politique. Le site d’information a affirmé que le jeune homme, mort en février, avait publié pendant au moins deux ans des messages racistes, antisémites et pro-nazis sur X via des comptes anonymes. Mediapart mentionne des attaques visant « les millions d’Arabes et de Noirs présents sur le sol français » et cite un message de juillet 2024 où il écrit : « Moi je soutiens Adolf mais chacun son truc ». L’AFP indique qu’elle n’a pas pu vérifier ces propos de manière indépendante.

L’avocat de la famille, Me Fabien Rajon, a réagi vendredi soir en déclarant que « ces tweets, s’ils sont bien avérés, sont évidemment condamnables », tout en ajoutant qu’ils « ne pouvaient justifier le lynchage à mort de Quentin ». Il a également exprimé son inquiétude face au fait que « rien n’est décidément épargné à sa famille qui n’a toujours pas pu entamer son deuil ».

Les réactions politiques n’ont pas tardé. Yaël Braun-Pivet se dit « bien évidemment choquée » après que Mediapart a révélé que Quentin Deranque avait écrit des messages à caractère raciste ou antisémite, selon l’entourage de la présidente de l’Assemblée nationale. Cependant, elle précise que « rendre hommage à un jeune homme tué de manière violente ne veut pas dire que l’Assemblée » approuve de tels propos.

Une minute de silence avait été observée le 17 février dans l’hémicycle du Palais Bourbon, cinq jours après l’agression mortelle de Quentin Deranque. Cette décision avait été prise à l’unanimité par la conférence des présidents de l’Assemblée, qui inclut les présidents de groupes et de commissions, sur proposition du chef des députés UDR, Eric Ciotti, « dans un contexte de grand émoi », selon l’entourage de Yaël Braun-Pivet.

Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a réagi jeudi en affirmant : « En démocratie, le débat politique ne devrait jamais conduire à la mort de quiconque, mais que la droite et l’extrême droite aient cherché à transformer en héros un jeune néonazi, raciste et antisémite au dernier degré, est une honte. Quentin Deranque a été une victime mais il ne sera jamais un héros ».