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Kad Merad et Julia Vignali poursuivis en justice pour « escroquerie »

Mardi 10 mars, Kad Merad et Julia Vignali se sont présentés au tribunal correctionnel de Marseille après avoir déposé plainte pour escroquerie contre leur ancienne architecte et un artisan. Le couple réclame 1,7 million d’euros en dédommagement des préjudices financier et moral, et le tribunal rendra son verdict le 28 avril.


Ce qui devait être un projet prometteur à deux s’est transformé en « cauchemar ». Mardi 10 mars, Kad Merad et Julia Vignali se sont rendus au tribunal correctionnel de Marseille après avoir déposé plainte pour escroquerie contre leur ancienne architecte et un artisan.

L’animatrice et l’acteur ont découvert, en 2021, une fermette à Mary, en Bourgogne, qu’ils envisagent de transformer en résidence secondaire et où ils souhaitent se marier à l’hiver 2022. Pour les travaux de rénovation, ils engagent une architecte qui leur aurait recommandé de détruire la maison principale, jugée insalubre, et de réhabiliter la grange. Cependant, le budget « estimatif » de 770.000 euros a rapidement dépassé toutes les prévisions.

Face à cette augmentation de coût, le couple aurait été contraint de vendre leur résidence principale, comme l’a souligné leur avocat, maître Silvio Rossi-Arnaud, et relayé par *La Provence*. La vente potentielle de leur résidence secondaire, dont ils peinent à obtenir 1 million d’euros, ne suffira pas non plus à couvrir les frais.

### Des « Tuiles en or »

« Ce projet sympathique s’est transformé en cauchemar pour les époux Merad », a déclaré maître Silvio Rossi-Arnaud aux journalistes. « Ils ont accepté un budget de 770.000 euros, incluant l’acquisition du terrain et les travaux, ayant contracté un prêt pour le financer. Au final, cela coûtera 1,9 million d’euros, soit une augmentation de 200 % ! »

« Nous avons été complètement trompés », a déclaré Julia Vignali aux magistrats. « Pour le toit et les murs, il y en avait pour plus d’un million », a-t-elle dénoncé. « Nous n’avons pas choisi des tuiles en or ! »

L’architecte, pour sa part, rejette ces accusations et affirme n’avoir « rien dissimulé ». « Les devis présentés lors de la première visite concernaient la maison principale, pas la grange », et l’estimation, qu’elle précise être « non contractuelle », « concernait uniquement la grange, pas les autres travaux : pool house, piscine, etc. »

D’après elle, lorsque l’artisan, qui ne s’est pas présenté au tribunal, a reconnu rencontrer des problèmes de trésorerie et que le maître d’œuvre a annoncé des retards, elle aurait été « pourrie par Monsieur Merad » pendant une heure et demie et aurait sorti « 40.000 euros » de sa poche. « Donc quand j’entends “manœuvres frauduleuses pour nuire et dissimuler”, je ne vois pas très bien ce que je fais là », a-t-elle rétorqué.

Le couple réclame 1,7 million d’euros en réparation pour les préjudices financier et moral. Le tribunal rendra son verdict le 28 avril.