Tunisie

Plan de développement 2026-2030 : Le peuple ne bâtit pas son avenir

Les Tunisiens ont été appelés à fixer eux-mêmes les objectifs du plan national de développement 2026-2030, en réponse à leurs attentes et revendications. Le Président Kaïs Saïed a dressé les grandes lignes de ce plan le mardi 10 mars en rencontrant la Cheffe du gouvernement Mme Sarra Zaâfrani Zenzri et le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Dans le cadre de l’élaboration du plan national de développement 2026-2030, le Chef de l’État a de nouveau appelé les Tunisiens à prendre en main leurs destinées et à définir eux-mêmes les objectifs et les mécanismes pour réaliser les projets qu’ils ont choisis, en réponse à la volonté du peuple, ainsi qu’à ses attentes et revendications.

La Presse — Dans la Tunisie post-25-Juillet, la diplomatie n’est pas la seule à revenir aux fondamentaux de l’épopée liée à la construction de l’État moderne, en se séparant radicalement des erreurs et des défaillances de la décennie tumultueuse, qui ont transformé notre pays en un désert, ternissant son image sur les scènes maghrébine, arabe et internationale en tant que force d’équilibre, de tolérance et de dialogue.

Avec l’émergence du processus du 25-Juillet 2021, dirigé par le Président Kaïs Saïed et renforcé par le renouvellement, le 24 octobre 2024, du pacte de confiance qu’il a signé avec le peuple, les Tunisiens ont retrouvé le goût pour la conception et la mise en œuvre des plans de développement et d’essor civilisationnel, engageant l’avenir de leur pays.

Il ne s’agit plus uniquement de compétences ou d’experts réfléchissant à cet avenir dans leurs bureaux, mais de l’ensemble de la population, à travers ses structures représentatives, notamment les conseils locaux, régionaux, les districts et le Conseil national des régions et des districts (Cnrd), ainsi que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), où les députés patriotes doivent s’investir dans l’élaboration du plan de développement 2026-2030.

Le plan que le Chef de l’État exige se veut un projet citoyen, émanant de la volonté libre et responsable des Tunisiens, et fondé sur leurs attentes et revendications. Ce projet vise à rompre avec les solutions irréalistes et irréalisables ainsi qu’avec les promesses qui n’engagent ni ceux qui les formulent ni ceux qui les entendent.

Le Président Kaïs Saïed a esquissé, le mardi 10 mars, les grandes lignes de ce plan et fixé ses principaux objectifs, en concertation avec la Cheffe du gouvernement Mme Sarra Zaâfrani Zenzri et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Ces deux hauts responsables ont entendu le Président réaffirmer son attachement à l’importance de consacrer le rôle social de l’État et à l’urgence d’une répartition équitable des richesses, tout en soulignant le devoir de tous les Tunisiens de partager les sacrifices sur un pied d’égalité, en écartant les anciennes pratiques de clientélisme, de régionalisme et d’appartenance partisane ou idéologique.

Cet effort national implique également les organisations et associations de la société civile dont les membres ont su échapper durablement aux diktats des financements étrangers douteux, ayant choisi de prêter allégeance exclusivement à la Tunisie.

L’entretien du Président avec Mme Zaâfrani Zenzri et M. Samir Abelhafidh, ainsi que l’approche qui en découle, se déroulent à un moment marqué par les turbulences à l’échelle mondiale, en concomitance avec la guerre tragique menée par les Américains et les sionistes contre l’Iran, pouvant embraser la région du Golfe et du Moyen-Orient, et causer d’énormes dégâts dans le monde, en particulier dans les pays qui commencent à peine à sortir des conséquences du Covid et qui restent vulnérables, susceptibles de revivre les malheurs et tragédies dont ils ont souffert, livrés à eux-mêmes comme un mafieux ou un corrompu prêt à tout pour se sauver.

De plus, ceux qui pensent que l’attention présidentielle se concentre uniquement sur les spéculateurs, les trafiquants et les dealers polluant notre école et notre jeunesse ignorent ou feignent d’oublier que l’approche de développement du Chef de l’État est unifiée et indivisible. Les dossiers de développement sont abordés sur un même pied d’égalité, sans qu’aucun secteur ne soit favorisé par rapport à un autre, pour n’importe quelle raison.