Le ministère du Commerce dénonce l’absence de sucre dans les étals.
Le sucre est devenu une denrée rare sur les marchés tunisiens depuis le début du Ramadan. Samir Khalfaoui, directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, a déclaré le jeudi 12 mars 2026 que « les quantités de sucre mises à disposition au niveau des circuits de distribution sont suffisantes pour couvrir les besoins des citoyens ».

Pour se procurer du sucre, que ce soit en vrac, en sachet d’un kilo ou même en sachet professionnel de 5 kilos, il est impératif de se lever très tôt ! Ce produit essentiel pour les desserts et autres pâtisseries est devenu une denrée extrêmement rare depuis l’arrivée du Ramadan !
Cette situation est d’autant plus frustrante pour les citoyens honnêtes qui ont choisi de ne pas céder à la frénésie d’achats à la veille du Ramadan, croyant aux assurances des responsables.
Ces derniers avaient effectivement promis que les marchés tunisiens seraient bien approvisionnés en sucre et que rien ne manquerait. Ainsi, de nombreux citoyens ont décidé de ne pas participer à la folie des achats compulsifs.
Ils n’ont pas fait de stocks de sucre chez eux et ont préféré acheter des quantités raisonnables correspondant à leurs besoins, afin de ne pas aggraver la crise de la spéculation qui nous touche de plein fouet. Le résultat : aucune miette de sucre n’est disponible, que ce soit chez les épiciers, dans les supermarchés ou dans les grandes surfaces.
Pourquoi cette pénurie ?
Le bon sens nous dira que, d’une part, l’engouement des Tunisiens pour ce produit instable en est la cause. D’autre part, les pâtissiers et autres commerçants se transformant, le temps du Ramadan, en vendeurs de « Grewechs », de « Zlebya » et de « Mkharek » auraient accaparé tout le sucre, laissant ainsi les ménages tunisiens face à l’insipidité et à l’amertume, au sens propre comme au figuré ! Cette hypothèse n’a pas été écartée par les représentants du ministère du Commerce.
En effet, Samir Khalfaoui, directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, a déclaré ce matin du jeudi 12 mars 2026 sur les ondes de Jawhara FM que « les quantités de sucre mises à disposition au niveau des circuits de distribution sont suffisantes pour couvrir les besoins des citoyens ».
Il a ajouté que « des volumes de sucre sont programmés quotidiennement, les besoins des consommateurs s’élevant à environ 1 000 tonnes par jour, en plus de quantités supplémentaires injectées dans les circuits de distribution ». Le responsable a ainsi justifié que l’absence de sucre est liée à un « circuit de manipulation de cette denrée ».
Il a également signalé un « écart entre les prix du sucre destiné à la consommation familiale et celui réservé à l’usage professionnel ». Le directeur des recherches économiques a souligné que « les efforts de contrôle visent à limiter les spéculations sur le sucre, en orientant ce produit vers les espaces de vente les plus transparents, à savoir les grandes surfaces ».
Ces déclarations soulèvent des questions, car contrairement aux affirmations officielles, le sucre est absent de nos marchés ! Les vendeurs rétorquent toujours de manière identique : « ça arrive très tôt le matin et disparaît en 30 minutes »…
