Municipales 2026 à Paris : Rachida Dati et Emmanuel Grégoire en meetings.
À trois jours du premier tour des élections municipales à Paris, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire ont tenu chacun leur dernier grand meeting, avec plus d’un millier et environ 3.000 partisans présents respectivement. Rachida Dati a déclaré que « l’élection va être très serrée », tandis qu’Emmanuel Grégoire a accusé la droite parisienne de former « une alliance de la droite et de l’extrême droite ».
À trois jours du premier tour des élections municipales à Paris, les deux principaux opposants de la campagne, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, ont organisé, jeudi soir, leur dernier grand meeting, rassemblant leurs partisans dans une ambiance de confrontation directe entre la droite et la gauche.
Devant plus d’un millier de sympathisants présents à l’Elysée Montmartre, la candidate soutenue par Les Républicains (LR) et le MoDem a averti que « l’élection va être très serrée », appelant à un large rassemblement pour faire face à ce qu’elle désigne comme « la gauche radicale ». Ses soutiens ont scandé « On va gagner », en présence, entre autres, du président du Sénat Gérard Larcher et de l’ancien Premier ministre Michel Barnier.
### « Si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027 »
Parallèlement, au Cirque d’Hiver, Emmanuel Grégoire s’adressait à environ 3.000 partisans, selon son équipe. Le candidat de la gauche unie, hors La France Insoumise (LFI), a déclaré : « Nous allons montrer, dès le premier tour, que Paris n’est pas une ville d’extrême droite », accusant la droite parisienne de former « une alliance de la droite et de l’extrême droite » avec la candidate de Reconquête, Sarah Knafo.
Dans son discours, il a estimé que cette stratégie vise à conquérir la capitale dans le cadre des élections présidentielles de 2027. « Parce qu’elle pense que si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027. Mais Paris ne tombera pas, Paris résistera », a-t-il affirmé, tandis que ses partisans scandaient « Unité, unité ».
### « Rassembler de la droite la plus affirmée »
De son côté, Rachida Dati a souligné l’importance d’un « vote utile », appelant à « rassembler de la droite la plus affirmée jusqu’au centre ». Cependant, elle a exclu toute alliance avec Reconquête, estimant que « le programme de Reconquête, pour une majorité de Parisiens, y compris chez nos électeurs, ça n’est pas compatible ».
La campagne demeure incertaine à trois jours du scrutin. Les sondages prévoient un premier tour très ouvert, avec jusqu’à cinq candidats susceptibles d’accéder au deuxième tour, annonçant des négociations cruciales entre les différentes forces politiques durant l’entre-deux tours.

