Tunisie : Trois scénarios sur l’avenir de la Banque Postale
La Poste tunisienne et le ministère des Technologies de la Communication ont présenté ce jeudi 12 mars 2026 devant le Conseil national des régions et des districts les grandes lignes de leur stratégie pour la période 2026-2030. Les représentants ont par ailleurs réfuté tout lien entre les interruptions répétées de services dans certaines administrations et le réseau national de télécommunications.
La Poste tunisienne et le ministère des Technologies de la Communication ont présenté ce jeudi 12 mars 2026, devant le Conseil national des régions et des districts, les grandes lignes de leur stratégie pour la période 2026-2030. Au cœur des discussions : la possible création d’une banque postale et la généralisation des distributeurs automatiques pour moderniser le réseau postal et améliorer l’accès aux services financiers.
Les représentants du ministère et de la Poste ont expliqué que le projet de banque postale repose sur trois hypothèses. La première exclut toute transformation complète de la Poste. Les deux autres envisagent soit une conversion partielle des activités postales, soit l’acquisition d’une banque existante. En cas de création, la banque postale devrait respecter les mêmes obligations que les banques classiques, sans offrir de crédits sans intérêts, afin de garantir sa viabilité financière. Elle pourrait néanmoins se différencier par des tarifs préférentiels appliqués aux services, offrant ainsi un avantage compétitif aux clients.
Le ministère a également annoncé un plan ambitieux visant à équiper tous les bureaux de poste de distributeurs automatiques, avec une attention particulière aux grandes villes. Parallèlement, des projets de rénovation et de création de nouvelles agences sont prévus pour remédier à la détérioration des infrastructures, bien que certains marchés publics connaissent des retards. Cette modernisation vise à renforcer l’efficacité des services postaux, à faciliter l’accès aux transactions financières et à préparer le terrain à l’éventuelle banque postale.
En matière de paiement numérique, le ministère a confirmé l’utilisation de trois systèmes opérationnels, tout en insistant sur la nécessité d’implanter le commutateur des transactions (Switch) en Tunisie. Cette mesure vise à garantir la souveraineté numérique et à sécuriser les opérations financières, dans un contexte où la confiance dans les services électroniques devient un facteur clé de compétitivité. Les représentants ont par ailleurs réfuté tout lien entre les interruptions répétées de services dans certaines administrations et le réseau national de télécommunications. Ces coupures sont majoritairement dues à des pannes techniques internes aux systèmes informatiques propres à chaque administration, soulignant l’importance d’investir dans la maintenance et la modernisation des systèmes existants.

