Guerre en Iran : Trump affirme qu’il « ne reste pratiquement rien à frapper »
Le président américain Donald Trump a affirmé, mercredi, que l’offensive menée par les Etats-Unis contre l’Iran pourrait toucher à sa fin, précisant qu’il ne restait « pratiquement rien à frapper » dans le pays. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a appelé mercredi les civils iraniens à s’éloigner des ports situés dans le détroit d’Ormuz, expliquant que certaines installations seraient utilisées à des fins militaires par Téhéran.
Le président américain Donald Trump a déclaré, mercredi, que l’offensive des États-Unis contre l’Iran pourrait toucher à sa fin. Lors d’un entretien téléphonique avec le site Axios, il a affirmé qu’il ne restait « pratiquement rien à frapper » dans le pays, tout en soulignant que la décision d’arrêter les opérations lui appartenait. « Dès que je souhaiterai que ça s’arrête, ça s’arrêtera », a-t-il précisé, tout en estimant que la guerre pourrait se terminer « bientôt ».
Parallèlement, l’armée américaine a évoqué la possibilité de nouvelles frappes ciblant les infrastructures portuaires iraniennes. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a averti mercredi les civils iraniens de s’éloigner des ports situés dans le détroit d’Ormuz, indiquant que certaines installations seraient utilisées à des fins militaires par Téhéran. « Des ports civils utilisés à des fins militaires perdent leur statut protégé et deviennent des cibles militaires légitimes selon le droit international », a déclaré le Centcom.
Ces propos surviennent alors que les responsables impliqués dans le conflit affichent des positions divergentes. Peu avant l’entretien de Donald Trump, le ministre israélien de la Défense avait soutenu que l’offensive menée en collaboration avec les États-Unis se poursuivrait « sans limite de temps », laissant entendre que la durée des opérations resterait indéterminée.
Depuis le début de la guerre, Donald Trump soutient que la campagne militaire progresse plus rapidement que prévu, alors qu’un calendrier initial de quatre à cinq semaines a déjà été dépassé. Malgré ses déclarations sur une possible fin imminente du conflit, le président américain a récemment adopté un ton plus menaçant, annonçant lundi que les États-Unis pourraient frapper Téhéran « beaucoup, beaucoup plus fort ». « Nous avons laissé de côté les cibles les plus importantes au cas où nous en ayons besoin plus tard », a-t-il ajouté.

