Tunisie

Rencontre entre Kaïs Saïed, la Chef du Gouvernement et le ministre de l’Économie sur le Plan de développement 2026-2030.

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier après-midi au Palais de Carthage la Chef du Gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, ainsi que le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. Lors de cette réunion, le Président de la République a abordé le rôle pivot de l’État, particulièrement dans le domaine social (éducation, santé, transports, logement décent).


Le Président de la République, Kaïs Saïed, a accueilli hier après-midi au Palais de Carthage la Chef du Gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, ainsi que le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

D’après un communiqué de la Présidence, cette rencontre a été consacrée à l’examen de l’avant-projet du Plan de développement 2026-2030. À ce propos, le chef de l’État a affirmé que ce plan sera le reflet des désirs des citoyennes et citoyens, basé sur leurs attentes et leurs besoins. Contrairement aux pratiques précédentes où les plans étaient imposés par le pouvoir central, ce nouveau processus — grâce au système électoral des conseils locaux, régionaux, de districts, ainsi qu’au Conseil national des régions et des districts — constituera un espace de synthèse des initiatives proposées par les citoyens eux-mêmes.

Lors de cette réunion, le Président a mis en lumière le rôle central de l’État, notamment dans les secteurs sociaux tels que l’éducation, la santé, les transports et le logement décent. Il a exprimé son regret que ces domaines aient été négligés, et parfois maltraités, tout en dénonçant la corruption au sein de nombreuses institutions et entreprises publiques, ainsi que les actes de sabotage et de dévaluation destinés à favoriser une privatisation à bas prix.

Le chef de l’État a également abordé la question du droit à un travail décent et à un salaire juste, soulignant que les efforts se poursuivent inlassablement pour réaliser ce droit naturel et constitutionnel, malgré les obstacles rencontrés.

Enfin, le Président a réaffirmé que l’objectif ultime reste une répartition équitable des richesses, convaincu que la Tunisie possède toutes les ressources nécessaires. Il a critiqué les choix antérieurs, qui reposaient soit sur l’injustice, soit sur des orientations inéquitables, ou pire, sur l’application de diktats extérieurs.

Il a insisté sur le fait que les chiffres et les taux, bien qu’importants, doivent être ressentis par les citoyens dans leur vie quotidienne et dans toutes les régions, et ne doivent pas se limiter à de simples annonces lors de conférences ou dans les journaux télévisés.