Belgique

Fragments de météorite découverts en Allemagne suite à une boule de feu en Belgique.

Le phénomène a été observé vers 18h55 et a provoqué des dizaines de signalements provenant de toute la Belgique, ainsi qu’en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. Plus de 2300 témoignages ont été enregistrés sur les sites spécialisés dans le recensement des passages de météores.


Ce dimanche soir 8 mars, les réseaux sociaux s’animent autour d’une discussion : « Météorite » ? « Boule de feu » ? « Missile » ? Ce « bolide » observé dans le ciel suscite de vives réactions.

L’événement a généré de nombreuses signalements à travers toute la Belgique, mais également depuis l’Allemagne, la France et les Pays-Bas, sur le site de l’International Meteor Organization. D’après ces timbres, il est précisé que le météore se déplace du sud-ouest vers le nord-est.

La météorite a pénétré l’atmosphère terrestre à plusieurs kilomètres par seconde avant de commencer sa désintégration à environ 90 kilomètres d’altitude. « C’est un phénomène assez exceptionnel auquel beaucoup de monde a pu assister », déclare Emmanuel Jehin, astrophysicien à l’ULiège. Il ajoute que plus de 2300 témoignages ont été recensés sur les plateformes dédiées à l’observation des météores. La nature météoritique du phénomène est confirmée. « Aujourd’hui, on est vraiment certain que c’est une météorite parce que des fragments sont tombés sur le toit d’une maison à Coblence, en Allemagne », souligne l’astrophysicien.

Pierre Ponsard de la société astronomique de Liège indique que le phénomène a été aperçu vers 18h55. Ce spécialiste parle de « bolide », une forme d' »étoile filante très brillante », une « météorite qui s’est désagrégée avant de toucher le sol ». « C’est assez rare que le phénomène soit aussi brillant », ajoute cet astronome.

Il s’agirait très probablement d’un « bolide », un météore qui est entré dans l’atmosphère et a disparu en son sein, selon Marc Van den Broeck de l’observatoire Urania.

« Il s’agit d’un petit météore qui a pénétré l’atmosphère à une altitude de 70 kilomètres, à une vitesse d’environ 100.000 kilomètres à l’heure », explique M. Van den Broeck.

L’entrée dans l’atmosphère a engendré une friction qui a fait briller l’objet, lequel s’est ensuite désintégré.

Il est encore impossible de déterminer si ce météore est d’origine naturelle ou s’il provient d’un débris spatial.

« Vu la luminosité du bolide, ce devait être un objet d’environ 3 ou 4 centimètres de diamètre », estime Raoul Lanoix, astronome amateur spécialisé dans l’aérospatial.

Il est néanmoins rare d’observer un tel éclat lumineux au crépuscule. Généralement, ces observations ont lieu plutôt la nuit ou dans la matinée.