Guerre en Iran : intervention de Trump sur pétrole et Téhéran
Donald Trump a déclaré lors d’une conférence de presse que « cela va se terminer bientôt » tout en mettant en garde Téhéran contre toute tentative de perturber l’approvisionnement mondial en pétrole. Il a également affirmé que les États-Unis ne « s’arrêteraient pas avant que l’ennemi ne soit totalement et définitivement vaincu ».
Fin imminente de la guerre ou poursuite des frappes jusqu’à la défaite totale de l’Iran ? Donald Trump a enchaîné, lundi, des déclarations parfois contradictoires concernant l’intervention militaire menée avec Israël contre Téhéran. Le président américain s’est exprimé tant lors d’une conférence de presse en Floride que devant des parlementaires républicains et dans un entretien accordé à CBS.
Depuis son golf en Floride, Donald Trump a d’abord insinué que le conflit pourrait prendre fin rapidement. « Cela va se terminer bientôt », a-t-il déclaré. En parallèle, il a mis en garde Téhéran contre toute tentative de perturber l’approvisionnement mondial en pétrole, menaçant de frapper l’Iran « beaucoup plus fort » si le régime « prenait le monde en otage » en bloquant l’acheminement de pétrole dans la région via le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
« Une excursion de courte durée », selon Trump
Devant des parlementaires républicains réunis à Doral, le président américain a qualifié l’opération d’intervention ciblée. « Nous avons fait une petite excursion parce qu’il nous semblait qu’il fallait se débarrasser de certaines personnes. Et je pense que vous verrez que ce sera une excursion de courte durée », a-t-il affirmé.
Interrogé par téléphone par une journaliste de CBS, Donald Trump a également mentionné une conclusion rapide des hostilités. « Je pense que la guerre est finie, quasiment », a-t-il assuré, estimant que le conflit était « très en avance » sur le calendrier initial de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant.
Vaincre définitivement l’ennemi
Lors de ses différentes interventions, le président américain a déclaré que l’offensive se poursuivrait tant que les objectifs militaires ne seraient pas atteints. Devant les élus conservateurs, il a assuré que les États-Unis ne « s’arrêteraient pas avant que l’ennemi ne soit totalement et définitivement vaincu ». Interrogé par des journalistes sur le fait de savoir si le nouveau guide suprême iranien désigné dimanche, Mojtaba Khamenei, avait désormais « une cible dans le dos », Donald Trump a dit ne pas vouloir répondre mais a réaffirmé être « déçu par ce choix ». « Nous pensons que cela ne fera que perpétuer les problèmes que connaît déjà ce pays », a-t-il néanmoins précisé.
Donald Trump a également dressé un premier bilan de l’intervention militaire. « Nous avons déjà gagné sur beaucoup de plans, mais nous n’avons pas encore gagné suffisamment. Nous avançons plus déterminés que jamais jusqu’à la victoire ultime », a-t-il déclaré, précisant que les forces engagées avaient « frappé plus de 5.000 cibles jusqu’aujourd’hui ». Il a aussi mentionné réfléchir à « prendre le contrôle » du détroit d’Ormuz, tout en évoquant la neutralisation du programme nucléaire iranien et des capacités de missiles balistiques de la République islamique.

