Municipales 2026 : LFI fixe ses règles d’alliance pour le second tour
La France insoumise (LFI) a détaillé lundi les conditions dans lesquelles elle pourrait accepter des rapprochements avec d’autres listes de gauche au second tour des élections municipales. Le mouvement affirme s’opposer à « toute alliance avec des candidats macronistes ou de droite » et réaffirme sa « solidarité avec le mouvement antifasciste face aux tentatives de criminalisation ».
C’est ainsi, et rien de plus ! La France insoumise (LFI) a précisé lundi les critères sous lesquels elle pourrait envisager des rapprochements avec d’autres listes de gauche au second tour des élections municipales. Le mouvement dirigé par Jean-Luc Mélenchon, qui se présente de manière autonome dans la majorité des villes, évoque la possibilité d’une « fusion technique chaque fois que le risque de la droite et de l’extrême droite est présent ».
Cette méthode consisterait à fusionner les listes entre les deux tours sans accord programmatique ni obligation de collaboration pour gouverner ensemble la commune. LFI cherche ainsi à obtenir des sièges de conseillers municipaux tout en maintenant son opposition.
**Solidarité avec le mouvement antifasciste**
Dans un communiqué diffusé lundi, le mouvement énonce plusieurs conditions. Il s’oppose à « toute alliance avec des candidats macronistes ou de droite » et renforce sa « solidarité avec le mouvement antifasciste face aux tentatives de criminalisation ».
Cette déclaration se fait dans un contexte de tensions avec le Parti socialiste. Le mois précédent, le PS avait conditionné des rapprochements « rares » avec les Insoumis à des « clarifications sur leur position concernant la violence politique », suite à la mort du militant Quentin Deranque à Lyon.
**Contre « le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie »**
Les candidats de LFI ont également annoncé qu’ils réaffirmeraient leur « engagement commun à lutter contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie et toute forme de discrimination qui divise le peuple français, tout en rejetant toute instrumentalisation par nos adversaires politiques ». Cette déclaration fait suite à la dénonciation par le PS des « caricatures complotistes et des propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon.
De leur côté, les socialistes ont demandé le « désistement » de la liste de gauche arrivée derrière, lorsqu’un risque de victoire du Rassemblement national se profile, notamment à Marseille. Une option que LFI refuse toujours, jugeant qu’elle entraînerait « une démobilisation dangereuse pour le second tour » et priverait « les électrices et les électeurs des listes de premier tour de toute représentation dans le futur conseil municipal ».

