France

« On ne lâchera rien ! » : Gisèle Pelicot défile à Paris contre les violences sexuelles

Des dizaines de milliers de personnes manifestaient dimanche en France, dont Gisèle Pelicot et Caroline Darian à Paris, pour défendre les droits des femmes et dénoncer les violences sexuelles. Selon l’Insee, le salaire moyen des femmes dans le secteur privé était encore de 21,8 % inférieur à celui des hommes en 2024.


«Partout, les femmes luttent», «Gisèle PeliQueen» : des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche en France, dont Gisèle Pelicot et Caroline Darian à Paris, pour défendre les droits des femmes, dénoncer les violences sexuelles et la montée du conservatisme.

Gisèle Pelicot, victime des viols de dizaines d’hommes orchestrés par son ex-mari et devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles, et sa fille Caroline Darian, ont intégré le cortège de la Fondation des femmes alors que le défilé parisien commençait à Stalingrad, vers 14h30.

«On ne lâchera rien !», a lancé Gisèle Pelicot à la foule, acclamée par les manifestants. «Je suis extrêmement honorée d’être ici en présence de ma maman, qui envoie un vrai message d’espoir à toutes les victimes de France», a affirmé Caroline Darian, qui a porté plainte contre son père, l’accusant de l’avoir agressée sexuellement.

La septuagénaire est partie après quelques dizaines de minutes, laissant sa fille aux côtés de la chanteuse Suzane, dont la chanson «Je t’accuse» dénonce les violences sexuelles.

Dénonciation de «l’impunité» dans l’affaire Epstein

«’Non-lieu’ n’est pas ‘innocent’» : dans le cortège parisien regroupant hommes et femmes, où le violet dominait, de nombreuses pancartes critiquaient les violences de genre. Plusieurs dénonçaient également le «sales connes» prononcé par Brigitte Macron à l’encontre de militantes féministes en décembre.

Une vingtaine de militantes Femen ont mené une action à la mi-journée devant la Pyramide du Louvre pour dénoncer «l’impunité, la criminalité et le déni total» des personnes liées à l’affaire Epstein.

Dans tous les cortèges, l’émancipation économique des femmes, qui occupent des métiers moins rémunérateurs et davantage à temps partiel, était également une des principales revendications. D’après l’Insee, le salaire moyen des femmes dans le secteur privé était encore de 21,8 % inférieur à celui des hommes en 2024.