Nouvelles attaques ciblent les pays du Golfe.
Les pays du Golfe ont signalé de nouvelles attaques de missiles et drones, avec le Koweït ayant subi une attaque sur les réservoirs de carburants de son aéroport. Le ministère émirati de la Défense a indiqué que le pays avait été visé par 16 missiles balistiques et 121 drones, entraînant la suspension des opérations à l’aéroport de Dubaï.
Les pays du Golfe ont rapporté dimanche de nouvelles attaques de missiles et de drones, notamment le Koweït, qui a subi des frappes sur les réservoirs de carburants « vitaux » de son aéroport. Cela survient après des déclarations contradictoires de l’Iran concernant la poursuite de ses attaques sur ses voisins. Au neuvième jour de conflit, l’Arabie Saoudite, le Koweït et le Qatar annoncent être la cible de frappes iraniennes, alors que le président iranien a déclaré la veille à ses voisins du Golfe qu’ils ne seraient plus attaqués.
« Les forces armées koweïtiennes ont répondu à une vague de drones hostiles qui ont pénétré l’espace aérien du pays », a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense koweïtien sur X. Il a précisé que « les réservoirs de carburant de l’aéroport international de Koweït ont été attaqués par des drones », dénonçant une opération de « ciblage direct d’une infrastructure vitale ».
Peu après, l’armée koweïtienne a annoncé sur le même réseau social qu’elle était aux prises avec « des attaques de missile et de drone », sans fournir de chiffres. Le Qatar a déclaré samedi avoir été ciblé par 10 missiles balistiques et deux missiles de croisière iraniens, avec l’information que huit d’entre eux avaient pu être interceptés.
Selon le communiqué du ministère qatari de la Défense diffusé tôt dimanche, deux missiles balistiques « sont retombés dans les eaux territoriales du Qatar » et les deux autres « sur une zone inhabitée, sans faire de victimes ». De son côté, le ministère saoudien de la Défense a affirmé avoir intercepté 15 drones tôt dimanche, sans mentionner de dommages ou de victimes. « Huit drones ont été interceptés et détruits après avoir pénétré dans l’espace aérien », tandis que six autres ont été neutralisés « à l’est de Ryad », a détaillé un porte-parole saoudien sur X, signalant plus tard un quinzième drone intercepté et détruit à l’est de la capitale.
Une attaque de drone contre le « quartier diplomatique de Ryad a été déjouée », sans qu’il y ait eu de dégâts matériels ni de blessés parmi les civils. Ces attaques continuent malgré les excuses du président iranien Massoud Pezeshkian, qui a présenté samedi des excuses à ses voisins pour les frappes visant leurs territoires, affirmant qu’ils ne seraient plus attaqués, sauf si des frappes étaient lancées depuis leurs territoires.
Cependant, le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a déclaré plus tard samedi que l’Iran continuerait à attaquer des sites dans les pays voisins utilisés dans « l’agression » contre lui, évoquant des « preuves » que certains pays de la région se seraient « mis à la disposition de l’ennemi ». Ces deux figures font partie du triumvirat qui assure la transition du pouvoir iranien après la mort du guide suprême, Ali Khamenei.
Samedi, la région avait déjà été secouée par des attaques similaires, un citoyen pakistanais ayant été tué par des débris de drone à Dubaï, un centre financier et touristique des Émirats arabes unis. Le ministère émirati de la Défense a signalé des attaques de missiles et de drones provenant d’Iran à deux reprises, après avoir déclaré plus tôt dans la journée que le pays avait été visé par 16 missiles balistiques et 121 drones. Une interception près de l’aéroport de Dubaï a perturbé les opérations samedi matin, entraînant une suspension partielle des vols.
Le président émirati, Cheikh Mohamed ben Zayed, a reconnu samedi que le pays se trouvait dans une « situation de guerre » lors d’une rare intervention télévisée. Le ministère saoudien de la Défense a affirmé avoir détruit trois missiles balistiques se dirigeant vers la base aérienne du prince Sultan ; un autre est tombé « dans une zone inhabitée », accompagnés de 17 drones interceptés au gisement de pétrole de Shaybah (sud-est). La Jordanie a accusé l’Iran d’avoir directement ciblé des installations stratégiques dans le royaume.
Certaines des attaques visant les pays du Golfe depuis le début du conflit ont affecté des infrastructures civiles, tandis que l’Iran soutient ne s’en prendre qu’à des intérêts ou bases américains. De plus, la compagnie pétrolière nationale du Koweït a annoncé avoir réduit sa production en raison des attaques iraniennes contre le pays et des menaces « contre la sécurité du passage des navires dans le détroit d’Ormuz », zone clé pour les hydrocarbures du Golfe.

